Nutrition

10 choses à savoir sur l’endométriose

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1. C’est une maladie fréquente

On estime qu’environ 15 % des femmes, soit une femme sur sept, est touchée par l’endométriose. En France, cela représente environ trois millions de personnes. La prévalence augmente régulièrement.

2. Les causes de l’endométriose sont mal identifiées

Plusieurs facteurs entrent en compte. Dans plus de 10 % des cas, il y a une origine génétique. Mais les facteurs environnementaux sont également importants, notamment les substances chimiques.

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Les perturbateurs endocriniens pointés du doigt

Des perturbateurs endocriniens, comme le bisphénol A ou les dioxines qui entraînent une hyperœstrogénie, se retrouvent dans la chaîne alimentaire. Cela pourrait expliquer, avec d’autres facteurs, l’augmentation des cas d’endométriose.

Des chercheurs confirment dans la revue Environmental Research publiée début avril 2021 que des perturbateurs endocriniens sont présents dans plusieurs produits cosmétiques.Et ils affirment que l’utilisation de ces cosmétiques (comme les masques faciaux, rouges à lèvres, crèmes pour le visage, vernis à ongles, teintures capillaires…) pourrait être liée à une probabilité accrue de développer une endométriose car certains de leurs ingrédients chimiques imitent ou bloquent l’action des hormones.

Les chercheurs ont quantifié les niveaux de deux types de perturbateurs endocriniens très utilisés dans l’industrie des produits de beauté, les parabènes et les benzophénones, chez 124 femmes (avec et sans endométriose), avant de recueillir des informations sur leur utilisation de plusieurs types de cosmétiques. Les résultats ont montré un lien clair entre une plus grande utilisation de différents types de cosmétiques et des niveaux internes plus élevés de parabens et de benzophénones. Par ailleurs, les chercheurs ont également affirmé avoir « observé que les niveaux internes de certains de ces perturbateurs endocriniens étaient liés au risque d’endométriose. »

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3. L’endométriose peut toucher plusieurs organes

La maladie est bénigne, mais elle peut franchir certaines frontières de l’organisme. Au départ, les cellules de la paroi de l’utérus (l’endomètre) se mettent à proliférer. Elles se diffusent ensuite dans les trompes et peuvent pénétrer les organes environnants : les ovaires, la vessie, le rectum, le côlon…

Ces cellules endométriales se mettent à saigner, ce qui provoque des hématomes. Pour se défendre, l’organisme fabrique un tissu inflammatoire. C’est ce qui explique l’inflammation chronique et les douleurs.

4. Cette maladie gynécologique impacte la vie quotidienne

Deux tiers des femmes souffrant d’endométriose se plaignent de douleurs. Mais leur intensité est très variable. Celles-ci surviennent essentiellement au moment des règles. Elles peuvent aussi gêner les rapports sexuels. Ces douleurs ont un retentissement important sur la vie quotidienne et le couple. Les arrêts de travail sont fréquents.

En vidéo : Les douleurs pendant les règles, est-ce normal?

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5. Il ne faut pas la négliger chez l’adolescente

Les douleurs peuvent survenir dès les premières règles. Une jeune fille qui ne peut plus se rendre au collège ou au lycée parce qu’elle souffre trop au moment des règles devrait consulter un médecin. Ces douleurs sont trop souvent négligées et considérées comme normales.

6. L’endométriose est responsable d’infertilité

Selon leur emplacement, les lésions peuvent gêner la rencontre d’un ovule et d’un spermatozoïde ou empêcher la nidification. C’est pourquoi l’endométriose est responsable d’infertilité dans 30 à 50 % des cas.

Mais la maladie est déroutante. Certaines femmes sont beaucoup impactées par cette maladie et n’auront, pourtant, aucune difficulté à tomber enceinte.

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7. Le diagnostic est souvent posé avec retard

Il faut écouter les femmes qui se plaignent d’avoir mal et penser systématiquement à l’endométriose. Une échographie endovaginale, effectuée par un radiologue spécialisé, permet de cartographier précisément les lésions.Mais peu de radiologues sont suffisamment formés à dépister cette maladie. Au minimum, une IRM doit être effectuée.

En matière d’endométriose, le retard au diagnostic est considérable : sept ans en moyenne. Or, ce retard peut avoir des conséquences très importantes en termes de fertilité.

Endométriose : le ministère de la Santé se saisit enfin du sujet

Le 12 mars 2021, le ministre de la Santé a annoncé le lancement des travaux de la stratégie nationale contre l’endométriose. Ceux-ci seront réalisés en partenariat avec des associations de patientes, des professionnels de santé et des chercheurs s’intéressant à cette pathologie si complexe.

Objectif  : répondre aux cinq défis majeurs autour de cette maladie, à savoir sa détection, son parcours de soin, sa prise en charge, la recherche et la communication à son sujet. Le ministère précise que plusieurs pistes de réflexion ont été engagées. Citons notamment le renforcement de la formation et de la sensibilisation des professionnels de santé, du médecin généraliste au gynécologue en passant par l’infirmière scolaire, afin de réduire le délai entre les premiers symptômes et de diagnostic. Citons aussi la généralisation des filières de prise en charge dédiées, et le soutien à la recherche sur l’endométriose.

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8. La chirurgie ne concerne qu’une minorité de cas

Le traitement principal de l’endométriose consisteà stopper les saignements, en supprimant les règles. Pour cela, une pilule est prescrite et doit être prise en continu.

Dès qu’un désir de grossesse est exprimé, cette contraception est arrêtée. Le cycle menstruel reprend, alors, normalement. Si la douleur revient, elle est combattue avec des antalgiques.

Sans grossesse au bout d’un an, une procréation médicalement assistée est envisagée. En dernier recours, après échec de tous les traitements hormonaux ou en présence de gros kystes sur les ovaires, une opération chirurgicale va supprimer les lésions gênantes et, bien souvent, permettre une grossesse. L’opération ne concerne qu’environ 10% des cas et se déroule généralement par cœlioscopie.

9. On peut s’en sortir

Les problèmes de douleurs et/ou de fertilité trouvent une solution dans 70 % des cas. Encore faut-il être diagnostiquée à temps et correctement prise en charge, ce qui implique un travail en équipe pluridisciplinaire (gynécologue, urologue…).

Depuis quelques années, des centres labellisés spécialisés dans l’endométriose (Paris, Rouen, Bordeaux…) se créent.

10. Les symptômes disparaissent à la ménopause

À l’arrêt des règles, les symptômes disparaissent, en particulier la douleur. Mais les lésions restent. Il est recommandé d’enlever les kystes endométriosiques de l’ovaire car ils multiplient par 1,5 le risque de cancer.

L’association EndoFrance organise chaque année en mars, à l’occasion de la semaine européenne de l’endométriose, des conférences ouvertes à tous et gratuites dans différentes villes de France. Inscription obligatoire. Informations sur le site de l’association : www.endofrance.org.

Source: SanteMagazine.fr

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