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A Paris, le rectorat d’académie renonce à plusieurs fermetures de classes

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Les parents d’élèves, les enseignants, les élus parisiens étaient montés au créneau. Ils ont obtenu en partie gain de cause : à Paris, le nombre de classes de maternelle et de primaire qui fermeront cette année sera plus limité que prévu. Lors d’une très longue réunion tenue jeudi 23 avril en vidéoconférence organisée par le rectorat d’académie, le ministère de l’éducation nationale a renoncé à fermer huit classes sur les 71 qui étaient menacées pour la rentrée de septembre. Il a en outre accepté d’ouvrir cinq classes de plus que prévu.

Au bout du compte, « nous comptons ouvrir 68 classes en septembre, notamment pour dédoubler des grandes sections de maternelle, et n’en fermer que 63, indique-t-on au rectorat. Le solde sera donc finalement positif ».

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Pareil arbitrage n’avait rien d’acquis. D’année en année, le nombre d’élèves dans les écoles publiques parisiennes ne cesse en effet de diminuer. Plusieurs raisons se conjuguent. Un tassement des naissances. Le départ de Paris de certaines familles, en raison de l’envolée des prix des logements. « Mais aussi l’essor de l’enseignement privé, notamment dans les arrondissements de l’Est », souligne Jean-André Lasserre, président de la fédération de parents d’élèves FCPE Paris. Pour cette rentrée, les professionnels s’attendent à accueillir 1 700 à 2 000 élèves de moins qu’en septembre 2019 dans le premier degré.

Compte tenu de cette forte baisse, sensible en particulier dans l’est de la capitale, le ministère de l’éducation avait prévu de fermer plusieurs classes. D’autant qu’il doit simultanément dédoubler les grandes sections de maternelle, une promesse présidentielle. Pour pouvoir mettre plus d’enseignants en grande section, le projet prévoyait d’en retirer dans les écoles primaires, en profitant du recul du nombre d’élèves dans certains quartiers.

Cette perspective a fait bondir les intéressés. Les parents d’élèves, les syndicats d’enseignants sont intervenus. Le SNUipp-FSU et d’autres ont réclamé un moratoire sur les fermetures, en s’appuyant notamment sur la crise sanitaire. Selon eux, impensable de fermer des classes alors que les écoles censées rouvrir le 11 mai vont récupérer des élèves parfois sonnés par l’épidémie, et que l’urgence consiste à « lutter contre les inégalités scolaires qui se sont – malheureusement – aggravées pendant la fermeture des écoles ».

Source: lemonde.fr

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