Allaitement : attention aux viandes grillées

7 décembre 2001 – Un composé chimique alimentaire connu pour causer le cancer chez les rats a été découvert dans le lait maternel lors d’une petite étude. L’agent en question est une amine aromatique hétérocyclique appelée la PhIP. Elle se forme par pyrolyse (décomposition chimique par la chaleur seule) au cours de la cuisson des viandes, quand celles-ci sont grillées ou frites. Plus la température de cuisson est élevée et plus l’émission de PhIP augmente. Personne n’a encore prouvé que cette substance cause le cancer chez les humains, mais les chercheurs ont suggéré qu’elle pouvait augmenter le risque de cancer du sein chez les femmes et de cancer chez les bébés nourris au sein.

Onze femmes qui allaitaient se sont portées volontaires pour cette étude. La PhIP a été détectée chez neuf d’entre elles qui avaient toutes mangé de la viande grillée au cours des trois derniers repas. Parmi les deux femmes qui restaient, une en avait mangé, mais ne présentait pas de trace de PhIP. Ce phénomène pourrait s’expliquer par des différences entre les individus, les types de viande ou la préparation de la viande.

Malgré cela, il est important de souligner que l’allaitement au sein reste préférable à toute préparation lactée. Il s’agit donc de diminuer l’émission de PhIP au cours de la cuisson. Ainsi, il est préférable de faire cuire la viande au four ou à la rôtissoire, la bouillir, la pocher ou la braiser. Si on ne peut se passer de grillades, il est recommandé de retourner la viande fréquemment ou de la faire mariner avant de la cuire. On peut aussi baisser la température de cuisson. La cuisson des légumes et des fruits, peu importe le mode utilisé, ne dégage pas ou peu de PhIP.

On a déjà identifié de nombreux composés chimiques toxiques dans le lait maternel incluant les PCB, la dioxine, les nitrosamines, l’éthanol et la nicotine, mais la PhIP est l’un des rares à être aussi fortement associé au cancer du sein. Les hommes ne sont pas en reste puisque certaines études tendent à démontrer que l’exposition prolongée à la PhIP augmenterait le risque de cancer du côlon et de la prostate.


Élisabeth Mercader – PasseportSanté.net

D’après InteliHealth, 27 novembre 2001.

7 décembre 2001 – Un composé chimique alimentaire connu pour causer le cancer chez les rats a été découvert dans le lait maternel lors d’une petite étude. L’agent en question est une amine aromatique hétérocyclique appelée la PhIP. Elle se forme par pyrolyse (décomposition chimique par la chaleur seule) au cours de la cuisson des viandes, quand celles-ci sont grillées ou frites. Plus la température de cuisson est élevée et plus l’émission de PhIP augmente. Personne n’a encore prouvé que cette substance cause le cancer chez les humains, mais les chercheurs ont suggéré qu’elle pouvait augmenter le risque de cancer du sein chez les femmes et de cancer chez les bébés nourris au sein.

Onze femmes qui allaitaient se sont portées volontaires pour cette étude. La PhIP a été détectée chez neuf d’entre elles qui avaient toutes mangé de la viande grillée au cours des trois derniers repas. Parmi les deux femmes qui restaient, une en avait mangé, mais ne présentait pas de trace de PhIP. Ce phénomène pourrait s’expliquer par des différences entre les individus, les types de viande ou la préparation de la viande.

Malgré cela, il est important de souligner que l’allaitement au sein reste préférable à toute préparation lactée. Il s’agit donc de diminuer l’émission de PhIP au cours de la cuisson. Ainsi, il est préférable de faire cuire la viande au four ou à la rôtissoire, la bouillir, la pocher ou la braiser. Si on ne peut se passer de grillades, il est recommandé de retourner la viande fréquemment ou de la faire mariner avant de la cuire. On peut aussi baisser la température de cuisson. La cuisson des légumes et des fruits, peu importe le mode utilisé, ne dégage pas ou peu de PhIP.

On a déjà identifié de nombreux composés chimiques toxiques dans le lait maternel incluant les PCB, la dioxine, les nitrosamines, l’éthanol et la nicotine, mais la PhIP est l’un des rares à être aussi fortement associé au cancer du sein. Les hommes ne sont pas en reste puisque certaines études tendent à démontrer que l’exposition prolongée à la PhIP augmenterait le risque de cancer du côlon et de la prostate.


Élisabeth Mercader – PasseportSanté.net

D’après InteliHealth, 27 novembre 2001.

Source: passeportsante.net

- Pub -

- Pub -

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter Voir Plus