Santé

Bises, poignée de mains, hygiène des mains… les Français parmi les plus mauvais élèves d’Europe

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Julien, Parkinson à 41 ans

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L’ouverture de la saison des infections hivernales (grippes, bronchiolites, gastroentérites…) rappelle à quel point le respect des règles en matière d’hygiène des mains est un enjeu de santé publique. Une habitude essentielle déjà mise en évidence par l’épidémie de COVID-19 ces derniers mois. A l’occasion de la Journée mondiale du lavage des mains (15 octobre) organisée chaque année, l’Ifop vient de publier une enquête permettant de savoir comment les Français se situent dans la lutte contre la transmission des germes par l’intermédiaire des mains, et si les bonnes pratiques observées durant le 1er confinement se sont ancrées dans leur culture hygiénique.

Réalisé auprès d’un échantillon représentatif de 5 039 adultes vivant dans cinq grands pays européens (Espagne, Italie, France, Allemagne, Royaume-Uni), le sondage montre que les Français ne brillent pas par leur prise de conscience des risques de transmission des virus via les mains. Malgré une amélioration par rapport à ce que l’Ifop pouvait observer avant la crise sanitaire, ils sont aujourd’hui les plus mauvais élèves d’Europe pour ce qui est du respect des règles d’hygiène après être allés aux toilettes : seuls 76% d’entre eux se lavent « systématiquement » les mains après être allés aux WC, contre 86% des habitants en Allemagne 83% en Italie et 82% au Royaume-Uni et 77% en Espagne.

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Un net relâchement par rapport au premier confinement

La France est aussi le pays où l’on compte le moins d’adultes respectant les consignes martelées durant la crise en cas de toux ou d’éternuements : à peine la moitié des Français se couvrent avec un bras lorsqu’ils toussent alors que la moyenne européenne se situe à 61%, et seulement un sur quatre se lave systématiquement les mains après s’être mouchés (contre une moyenne à 32%). « Dans des pays comme la France où les mauvaises habitudes en matière d’hygiène semblent profondément ancrées dans « l’habitus » culturel de la population, marteler l’idée selon laquelle le lavage des mains est essentiel pour prévenir la transmission des infections virales hivernales reste un enjeu à relever pour les autorités », fait savoir François Kraus, directeur du pôle Actualités de l’Ifop.

Les Britanniques représentent quant à eux les plus mauvais élèves pour ce qui est du lavage des mains avant de passer à table (48%, contre une moyenne de 60%), en rentrant à son domicile (51%, contre une moyenne de 62%) ou après les transports (50%, contre une moyenne de 62%). Reste que si les Français n’occupent pas toujours la dernière place du classement en matière de respect des gestes barrières, le suivi des consignes en la matière est en net retrait par rapport au premier confinement. Ils sont ainsi moins nombreux à se laver les mains en rentrant chez eux (55%, contre 86% en mars 2020), avant de passer à table (58%, contre 81%) ou après les transports en commun (65% contre 70%).

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Bises et poignées de mains, des pratiques loin d’être enterrées par le COVID

« Si le COVID 19 a mis en évidence le rôle de l’hygiène des mains dans la lutte contre la transmission du virus par le contact des mains, les taux d’observance actuels montrent que la crise sanitaire n’a pas engendré de véritable révolution dans la culture hygiénique des Français. », notent les auteurs de l’étude. Les Français n’ont pas non plus attendu l’autorisation du gouvernement pour reprendre la bise, plusieurs mois après avoir été bannie des habitudes sociales : 65% d’entre eux la pratiquent avec leurs proches ou collègues. Une proportion toujours en-deçà de ce que l’Ifop observait avant le premier confinement (91%), mais qui a presque doublé en six mois (+26 points par rapport à mars 2021).

Selon les auteurs du sondage, « ce retour de la bise paraît très symptomatique d’une certaine indifférenceaux discours de prévention sanitaire, sans doute parce que le lavage des mains n’est plus le seul moyen de protection dont les gens disposent comme à l’époque du confinement ». Par ailleurs, les Français ont également réintégré la poignée de mains dans leur rite de salutation : 59% la pratiquent régulièrement avec des gens qu’ils connaissent, soit trois fois plus qu’il y a six mois. Si ce rite de salutation est toujours plus faible que ce qui était observé deux semaines avant le premier confinement (85%), les consignes des autorités sanitaires en la matière ne sont donc plus respectées par une majorité de Français.

Source: SanteMagazine.fr

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