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Boris Vallaud, un profil « diplomate » pour présider le groupe PS à l’Assemblée nationale

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Depuis le jeudi 23 juin, les trente députés socialistes sont désormais présidés par Boris Vallaud, au profil « consensuel et diplomate, ce qui contribuera à mettre de l’huile dans les rouages », selon Olivier Faure, député de Seine-et-Marne et premier secrétaire du Parti socialiste (PS). Effectivement, le député des Landes, âgé de 46 ans, aura sûrement quelques tâches ingrates à accomplir dans une période politique très confuse, à l’orée d’une première session parlementaire qui s’ouvre, mardi 28 juin, sur de forts risques de paralysie. « La Nouvelle Union populaire écologique et sociale [Nupes] a donné un espoir », tout en étant dans « l’affirmation de ce que nous sommes, chacun », a affirmé Boris Vallaud, aussitôt après son élection.

Un « en même temps » de gauche qui sera tout l’enjeu de sa présidence. « Boris devra faire vivre le groupe avec le reste de la gauche. C’est-à-dire faire valoir nos propositions et nos points de vue, puis défendre, chaque fois qu’il existe, le positionnement collectif de l’intergroupe », poursuit Olivier Faure, qui n’est pas d’accord quand on lui suggère que Boris Vallaud se rapproche un peu plus des anti-Nupes que des pro-Nupes : « Le soupçon est injustifié. Il n’a pas assisté à toutes les négociations de la Nupes, car il est retourné dans sa circonscription pour mener sa campagne. Les Landes, ce n’est pas un arrondissement de Paris. » Sans doute… Mais le député, après la première réunion des discussions qui ont présidé à la naissance de la Nupes, n’a plus été invité. Il avait émis des réserves trop sérieuses sur la retraite à 60 ans. Et puis, en général, il n’est pas très à l’aise avec l’incertitude des négociations…

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En tout cas, depuis quelques jours, il avait complètement changé d’état d’esprit. En répétant que la Nupes était à la fois nécessaire et la bonne stratégie. Il en a été récompensé. Mais aux yeux des « insoumis », ses réserves initiales réduiront-elles davantage les marges de manœuvre d’un PS lesté de 30 députés, soit moins de la moitié d’élus que La France insoumise (80), et qui semble condamné au suivisme ? « Je ne suis pas inquiet, intervient Pierre Jouvet, porte-parole du PS. L’état d’esprit est bon. Personne ne va prendre le risque d’insulter l’avenir. La nécessité de rassemblement a suscité un espoir qu’il faut poursuivre. Si on cassait la dynamique, le peuple de gauche ne le comprendrait pas. »

La première réunion de l’intergroupe avait lieu jeudi après-midi. « Une réunion fluide et sympa », selon Jérôme Guedj, tombeur de la ministre Amélie de Montchalin, dans l’Essonne, et qui avait retiré, le matin même, sa candidature à la présidence du groupe PS en faveur du vainqueur. « Une réunion hebdomadaire aura lieu en format réduit, et d’autres qui rassembleront régulièrement l’ensemble des 141 députés, poursuit M. Guedj, qui était le candidat le plus favorable à la Nupes. Nous ne sommes pas des idolâtres de la coalition, mais pas des cyniques qui s’en éloigneraient au lendemain d’une victoire électorale. C’est une manière de nous revigorer, nous socialistes. Et de nous réarmer. »

Source: lemonde.fr

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