En ce Moment

Commémoration de Tiananmen : La Chine renvoie les Etats-Unis à leurs propres « méfaits »

Publicité
Des policiers chinois montent la garde au parc Victoria de Hong Kong, le vendredi 4 juin 2021, où un organisateur de la commémoration annuelle de la répression meurtrière de la place Tiananmen, a été arrêté.
Des policiers chinois montent la garde au parc Victoria de Hong Kong, le vendredi 4 juin 2021, où un organisateur de la commémoration annuelle de la répression meurtrière de la place Tiananmen, a été arrêté. — Vincent Yu/AP/SIPA

L’hommage rendu par Washington aux victimes de Tiananmen n’a pas ravi la
Chine. Devant la presse, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin, a répété que son pays avait « depuis longtemps tiré une conclusion claire » à l’égard « des troubles de la fin des années 1980 ». Ce sujet fait l’objet d’un tabou en Chine, où le régime communiste n’a jamais exprimé de regrets pour le massacre de 1989.

Dans la nuit du 3 au 4 juin 1989, l’armée chinoise avait réprimé dans le sang sept semaines de manifestations étudiantes sur l’immense place Tiananmen, au cœur de Pékin, faisant des centaines, voire plus d’un millier de morts.

« Un siècle est passé depuis le massacre de Tulsa mais George Floyd ne peut toujours pas respirer »

Les Etats-Unis ont en revanche salué jeudi la mémoire des victimes par la voix du secrétaire d’Etat Anthony Blinken, qui a demandé à Pékin de fournir un bilan humain de ces événements.

En réponse, la diplomatie chinoise a appelé Washington à « regarder en face ses propres méfaits en matière de droits humains ». « La Statue de la liberté se dresse depuis plus de cent ans. Mais les minorités aux Etats-Unis n’ont toujours pas de vraie liberté, a accusé Wang Wenbin. Un siècle est passé depuis le massacre de Tulsa mais George Floyd ne peut toujours pas respirer », en référence à la mort d’un homme noir tué en mai 2020 par la police aux Etats-Unis.

Commémoration interdite à Pékin

A Hong Kong, où une veillée avait traditionnellement lieu en mémoire du « Printemps de Pékin », la commémoration a été interdite pour la deuxième année consécutive.

Publicité

Quelque 7.000 policiers ont été mobilisés pour dissuader les habitants de braver l’interdiction et une des organisatrices de la veillée du souvenir, Chow Hang-tung, a été arrêtée à l’aube.

Source: 20minutes.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page