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Comment réguler son rythme cardiaque ?

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Contrôler son rythme cardiaque

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Le rythme cardiaque naît dans une petite zone de quelques millimètres de diamètre, le noeud sinusal, situé dans l’oreillette droite. Là, des cellules spécialisées sont programmées pour envoyer l’impulsion électrique qui va déclencher la contraction du cœur. Ce rythme varie tout au long de la journée, en fonction des activités. Un effort pour monter un escalier ? Il accélère. C’est l’heure de dormir ? Il ralentit. Tout est automatique et placé sous le contrôle du système nerveux autonome.

La fréquence cardiaque, c’est-à-dire le nombre de battements par minute, doit rester dans une fourchette considérée comme normale en fonction de l’âge et de l’activité physique. Il arrive cependant, sous l’effet du stress, de la fatigue, voire de la maladie, que ce rythme se dérègle.

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Comment fonctionne le rythme cardiaque ?

1. L’impulsion électrique part du noeud sinusal, en haut de l’oreillette droite puis chemine jusqu’à l’oreillette gauche, donnant le signal de leur contraction.

2. Le courant électrique traverse ensuite le noeud auriculoventriculaire, à la jonction entre les oreillettes et les ventricules, et donne le signal aux ventricules de se contracter à leur tour.

Ce circuit est sous le contrôle du système nerveux autonome, indépendant de notre volonté. En journée, c’est le système nerveux sympathique qui domine : il accélère la fréquence cardiaque selon l’activité physique et le stress. Au cours de la nuit, le système nerveux parasympathique ralentit la fréquence cardiaque.

battements cardiaque : qui donne le rythme ?

© Santé Magazine

Quelle est la bonne fréquence cardiaque au repos ?

Le cœur d’un nourrisson bat très vite. Sa fréquence cardiaque ralentit ensuite, au rythme de sa croissance et sous l’effet de l’activité physique : 

  • 120-160 battements par minute (b/min) chez le nouveau-né,
  • 100-120 b/min chez l’enfant,
  • 80-85 b/min chez l’adolescent,
  • 80 b/min chez l’adulte sédentaire,
  • 50 b/min chez l’adulte sportif, 
  • 60-80 b/min chez le sénior.

Il suffit de compter le nombre de battements par minute pour obtenir sa fréquence cardiaque. Il existe trois façons de prendre son pouls : 

1. En plaçant trois doigts (l’index, le majeur et l’annulaire) le long de l’artère carotide, au niveau du cou.

2. En plaçant deux doigts (l’index et le majeur) sur l’artère radiale, au niveau du poignet.

3. À l’aide d’une montre connectée qui donne la fréquence cardiaque. Certaines ont même une fonction électrocardiogramme.

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Rythme cardiaque trop lent : quand faut-il s’inquiéter ?

En dessous de 60 battements par minute, le cœur est en situation de bradycardie. Ce n’est pas forcément pathologique. Les sportifs bien entraînés, comme les marathoniens, ont un rythme cardiaque naturellement lent, autour de 40 battements par minute au repos.

De même, il est normal que la fréquence cardiaque s’abaisse pendant le sommeil… jusqu’à un certain point. “La nuit, le cœur peut ralentir jusqu’à 35 battements par minute sans problème. Mais s’il fait des pauses prolongées de trois à quatre secondes, il y a un risque de syncope voire d’arrêt cardiaque”, observe le Pr Jacques Mansourati, cardiologue au CHU de Brest.

Quels signes doivent alerter ?

Un cœur lent, associé à un essoufflement même au repos et des malaises, révèle une pathologie sous-jacente.

Quels sont les risques ?

“Lorsque le débit est trop bas, le cœur n’éjecte plus assez de sang vers les organes. En quelques jours, des signes respiratoires peuvent s’installer en raison d’une insuffisance cardiaque“, explique le Pr Mansourati.

Quelles solutions ?

Pour identifier la cause de cette bradycardie, différents examens sont nécessaires. Un holter, porté pendant 24 heures, va effectuer un électrocardiogramme en continu.

Un test d’effort et une échographie cardiaque sont parfois nécessaires. Le bilan sanguin recherche des anomalies comme une hypothyroïdie ou un taux de potassium trop élevé.

Certains médicaments, comme les bêtabloquants prescrits en cas d’hypertension artérielle, peuvent ralentir le rythme cardiaque. Le médecin pourra ajuster le traitement en cas de besoin.

En dernier recours, le patient peut être équipé d’un stimulateur cardiaque. Ce pacemaker est inséré sous la clavicule, entre la peau et le muscle. Une ou plusieurs sondes, permettant de conduire l’influx électrique, sont introduites dans les veines jusqu’au cœur.

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Rythme cardiaque trop rapide : des palpitations à surveiller

On parle de tachycardie au-delà de 100 battements par minute. Le stress, l’anxiété, une consommation excessive d’excitants comme le café ou encore un accès de fièvre peuvent expliquer cette accélération du rythme cardiaque. Si le phénomène se produit trop souvent, il faut en parler à son médecin.

Le Pr Mansourati détaille la marche à suivre : “L’électrocardiogramme va permettre de vérifier que le rythme cardiaque part bien du noeud sinusal et, dans ce cas, c’est souvent bénin. Mais la tachycardie peut provenir de différentes parties du cœur. Si elle est d’origine ventriculaire, c’est plus grave. Différents examens permettront d’en connaître l’origine et la fréquence. Un bilan sanguin peut révéler une hyperthyroïdie, une anémie ou d’autres causes.”

Quels signes doivent alerter ?

La tachycardie donne l’impression que le cœur s’emballe. Ces palpitations s’accompagnent parfois d’un étourdissement et d’un essoufflement.

Quels risques ?

Les tachycardies sinusales, liées au stress, sont ponctuelles et bénignes. Mais d’autres formes de tachycardie fatiguent excessivement le cœur. À l’extrême, on aboutit à une insuffisance cardiaque qui peut être grave. Chez une personne dont les artères coronaires sont en mauvais état, “la tachycardie entraîne une souffrance cardiaque qui peut finir par un infarctus“, avertit le cardiologue.

Quelles solutions ?

Dans les cas les plus simples, l’activité physique pratiquée de manière régulière va permettre, selon le Pr Mansourati “un meilleur contrôle du système nerveux autonome”. La fréquence cardiaque va reprendre un rythme normal, plus apaisé. “Il vaut mieux privilégier les activités d’endurance comme la marche, la course à pied, le vélo ou la natation”, précise le cardiologue.

Dans certains cas, un traitement antiarythmique est nécessaire pour ralentir et stabiliser la fréquence cardiaque. Plusieurs types de médicaments peuvent être utilisés : les bêtabloquants, les inhibiteurs calciques ralentisseurs, la flecaïnide ou l’amiodarone. Ce dernier médicament est très efficace, mais c’est aussi celui qui provoque le plus d’effets secondaires.

Chez les personnes dont la tachycardie est d’origine ventriculaire, et qui sont exposées à un risque de mort subite, la solution passe par la pose d’un défibrillateur implantable. Un boîtier, placé sous la peau, est relié au cœur par une sonde. En cas de besoin, l’appareil envoie un choc électrique pour rétablir un rythme cardiaque normal.

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Rythme cardiaque irrégulier : penser à la fibrillation atriale

Il arrive que les battements cardiaques deviennent, l’espace d’un instant, anarchiques. Ces extrasystoles dues à un défaut de conduction électrique sont, dans la majorité des cas, sans gravité. Chez les personnes âgées, il faut penser à la fibrillation atriale. “On estime que 10 % des plus de 80 ans en sont atteints”, précise le Dr Mansourati.

Quels signes doivent alerter ?

L’accélération peut survenir brutalement, avec des battements irréguliers. Conséquences : essoufflement, malaise ou fatigue.

Quels risques ?

Ces troubles rendent les contractions des oreillettes inefficaces, ce qui peut favoriser la formation d’un caillot et provoquer un accident vasculaire cérébral (AVC). Le débit sanguin étant réduit, il y a un risque d’insuffisance cardiaque.

Quelles solutions ?

Si le médecin estime que les symptômes ne sont pas inquiétants, la fibrillation atriale ne nécessite qu’une simple surveillance.

La prescription de médicaments anticoagulants aide à prévenir le risque d’AVC. Mais dans certains cas, il est nécessaire de supprimer le circuit électrique défectueux, à l’origine de la fibrillation. “L’ablation peut se faire au moyen d’une sonde de radiofréquence (cautérisation par le chaud) ou d’un ballon de cryothérapie (thérapie par le froid). Les sondes sont introduites par la veine fémorale et remontent jusqu’au cœur”, explique le Pr Mansourati. L’intervention se fait, en général, sous anesthésie locale. L’hospitalisation est très courte, deux à trois jours au maximum. Ce traitement est efficace dans 70 à 80 % des cas. En cas de rechute, la procédure est renouvelée.

Source: SanteMagazine.fr

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