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Consultation préconceptionnelle : en quoi consiste ce rendez-vous conseillé avant de concevoir un bébé ?

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La décision est prise : vous désirez faire un bébé. Avant de vous lancer dans sa conception, il est recommandé de faire un point sur sa santé avec son médecin. Ce rendez-vous médical est appelé une consultation préconceptionnelle. Mais de quoi s’agit-il exactement ? En pratique, comment ça se passe ? On fait le point.

Sage-femme, gynécologue, anesthésiste… Tout au long de la grossesse, les futures mamans sont accompagnées par plusieurs professionnels de santé. Mais ce suivi peut aussi commencer bien avant de tomber enceinte. Pour preuve : lorsque les deux amoureux envisagent de concevoir un enfant, il est possible de se rendre à une consultation préconceptionnelle avant même d’arrêter sa contraception.

Selon la Haute Autorité de Santé (HAS), ce rendez-vous peut être proposé à différentes occasions, lors de l’arrêt de la contraception, quand un projet de grossesse est exprimé par le couple “ou encore dans le cadre d’un suivi gynécologique régulier en particulier lors du renouvellement d’une contraception”. Cette visite médicale peut être réalisée par un médecin généraliste, un gynécologue-obstétricien, un gynécologue médical ou une sage-femme.

Qu’est-ce que la consultation préconceptionnelle ?

La consultation préconceptionnelle est une visite médicale qui peut être réalisée avant la conception d’un enfant. Elle est destinée à une femme ou à un couple qui prévoit une grossesse dans un futur proche. Ce rendez-vous, qui n’est pas toujours connu des aspirants à la conception, permet de faire un bilan de santé avant que la femme ne tombe enceinte. Durant cet entretien, le praticien peut délivrer des conseils personnalisés pour que la grossesse se déroule sans encombre. La consultation préconceptionnelle remplace l’ancienne consultation prénuptiale qui n’existe plus depuis 2007.

Le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF) explique sur son site que cette consultation est “indispensable” pour les femmes qui ont eu une complication obstétricale grave au cours de leur précédente grossesse et pour celles qui ont eu un enfant atteint d’une pathologie sévère ou est décédé. Cette visite est aussi recommandée pour les femmes qui souffrent de certaines maladies, telles que le diabète ou de l’hypertension artérielle.

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À quoi sert la consultation préconceptionnelle ?

Cette visite médicale consiste à repérer et prévenir les risques périnataux. “Cette anticipation permet de prendre en considération pour toute femme désireuse d’une grossesse ses antécédents personnels et familiaux, l’examen physique, les résultats biologiques, les vaccinations, les supplémentations alimentaires, les adaptations de prise en charge de pathologies et de traitements en cours”, peut-on lire dans une étude publiée en 2010 sur le site de référence en informations médicales et paramédicales EM consulte.

En clair, l’objectif de la consultation préconceptionnelle est d’informer une femme qui désire avoir un bébé sur son état de santé et les complications possibles pour elle et son enfant durant la grossesse. Ce rendez-vous permet également de proposer des mesures pour éviter ou minimiser les éventuelles complications. II permet de faire de la prévention et d’améliorer les connaissances des futurs parents et de s’assurer qu’ils bénéficient de soins leur permettant de débuter une grossesse dans les meilleures conditions.

Comment se déroule une consultation préconceptionnelle ?

Durant la consultation préconceptionnelle, le professionnel de santé va tenter de repérer les facteurs de risque généraux. Pour cela, il va s’intéresser à l’âge de la patiente et à son poids. La raison est simple : les risques de trisomie 21, de retard de croissance et de pré-éclampsie augmentent avec l’âge. D’autres facteurs, comme l’obésité, peuvent aussi favoriser certains risques, notamment de fausses couches, d’hypertension et de diabète gestationnel. Le praticien va également se pencher sur la consommation de tabac, d’alcool ou de drogues de la patiente.

Le médecin va ensuite interroger la patiente sur ses antécédents familiaux afin de rechercher des maladies héréditaires, telles que la mucoviscidose, la phlébite ou l’hémophilie, ou des affections génétiques comme la drépanocytose ou la thalassémie par exemple.

“Si vous avez fait plusieurs fausses couches (plus de 3 à la suite), il pourra être nécessaire d’étudier les chromosomes des deux parents pour rechercher une cause génétique nécessitant un caryotype des parents à la recherche d’une translocation (anomalie génétique)”, explique le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français sur son site.

Le spécialiste va ensuite réaliser un examen gynécologique avec un frottis cervical pour dépister le cancer du col de l’utérus et vérifier que l’utérus et les ovaires fonctionnent correctement. Selon la HAS, le professionnel de santé fait ensuite le point sur les vaccins réalisés par la femme qui souhaite concevoir un bébé. Il va lui prescrire une prise de sang pour analyser différentes pathologies infectieuses, à savoir la rubéole, la toxoplasmose, la syphilis, le sida et l’hépatite B et C.

“Si vous avez une pathologie, vous devez absolument voir votre médecin avant de démarrer la grossesse car il faut voir avec lui s’il n’y a pas une contre-indication à la grossesse, quels sont les problèmes que la grossesse risque de vous poser, quels sont les problèmes que votre maladie risquent de poser au bébé et au déroulement de la grossesse et de l’accouchement, quelles sont les précautions à prendre ou les traitements à mettre en route pour que la grossesse se passe bien pour vous et votre enfant”, spécifie le CNGOF.

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Source: Femmeactuelle.fr

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