Coronavirus à Toulouse : Trois marchés couverts restent ouverts, pas les autres

Un marché de plein vent. Illustration.
Un marché de plein vent. Illustration. — Maxime Le Pihif – Sipa
  • Après la décision du Premier ministre de fermer les marchés alimentaires, une dérogation est accordée à Toulouse pour trois marchés couverts.
  • Les habitants pourront continuer à s’approvisionner à Victor-Hugo, aux Carmes et à Saint-Cyprien.
  • Le maire avait plaidé pour le maintien de l’intégralité des marchés, le préfet a coupé la poire en deux.

Les étals du célèbre marché Victor-Hugo de Toulouse seront ouverts ce mercredi matin. Mais pas ceux du populaire marché Cristal sur les boulevards. Le préfet, Etienne Guyot, a tranché. Il a autorisé la poursuite de l’activité des trois principaux marchés couverts – Victor-Hugo donc, les Carmes et Saint-Cyprien – mais il a interdit ceux de plein vent. En cela, il n’a donné qu’en partie satisfaction à Jean-Luc Moudenc, le maire de la Ville rose, qui plaidait pour un maintien de l’intégralité des marchés.

Cette décision préfectorale fait suite à la décision d’Edouard Philippe, annoncée lundi, de fermer tous les marchés alimentaires de l’Hexagone dans le cadre du durcissement des mesures de confinement contre le coronavirus. Le Premier ministre avait précisé que des dérogations pouvaient être accordées « pour les marchés alimentaires qui répondent à un besoin d’approvisionnement de la population » et pourvu que des garanties sanitaires soient données.

Or, sur ce dernier point, Jean-Luc Moudenc estimait que toutes les précautions étaient prises à Toulouse. « Nous avons fermé les marchés non alimentaires et pour les autres nous avons redéfini les emplacements pour imposer des distances entre les étals, expliquait-il ce mardi à 20 Minutes. Nous avons aussi imposé des règles de distanciation pour la clientèle ». Chaque jour, la police municipale patrouille et le respect de ces règles est vérifié.

La crainte de l’afflux vers les magasins fermés

Dans un courrier adressé ce mardi au préfet, le maire disait sa crainte « qu’au risque sanitaire soit ajouté un risque de pénurie alimentaire au détriment des Toulousains (…) », mais aussi que « les plus âgés » soient pénalisés ou que la clientèle afflue « vers des magasins privés et fermés, sans qu’il y ait un contrôle public »

Ce mardi soir, le préfet l’a entendu mais en partie seulement. Il a coupé la poire en deux.

Source: 20minutes.fr

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