Coronavirus : les fumeurs et vapoteurs sont plus à risque

Les fumeurs seraient deux fois plus enclins que le reste de la population à développer une forme sévère du Covid-19.
[Thomas SAMSON / AFP]

Cette étude avait rassuré de nombreux fumeurs. En février, les résultats de travaux scientifiques laissaient penser que les poumons des personnes accros au tabac pouvaient être davantage protégés face aux formes graves du Covid-19. Pourtant, de récentes recherches semblent définitivement écarter cette hypothèse.

Selon The Guardian, une étude de l’Université de Californie, à San Francisco, fait même le constat inverse. Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs ont analysé les réponses de 8.000 jeunes adultes à un sondage de santé américain ainsi qu’un ensemble d’indicateurs de risque définis par le centre américain de contrôle et de prévention des maladies. L’objectif était de comprendre dans quelles circonstances les jeunes adultes présentent une vulnérabilité face au Covid-19. 

Les scientifiques ont alors établi que 32% des personnes interrogées avaient des problèmes de santé pré-existants qui les rendaient plus fragiles face au virus. Mais lorsque les chercheurs ont retiré de la liste les sujets fumeurs ou utilisateurs de cigarettes électroniques, la proportion de patients à risque est tombée à 16%.

Deux fois plus de chance de contracter une forme grave pour les fumeurs 

La société de recherche sur la nicotine et le tabac a trouvé des résultats similaires. En analysant plus de 11.000 patients contaminés par le coronavirus, l’organisation a trouvé que 30% d’entre eux avaient eu une expérience de tabagisme et qu’ils avaient vu leur état s’aggraver vers une forme sévère du Covid-19. En comparaison, ils n’étaient que 17,6% de non fumeurs à avoir expérimenté un stade grave de la maladie.

Des résultats qui ont poussé les experts aux deux conclusions suivantes : fumer est un facteur de risque pour le développement du Covid-19 et les fumeurs sont environ deux fois plus susceptibles que le reste de la population de développer des formes sévères. 

Une affirmation qui s’oppose aux résultats d’une étude publiée en février dans le journal de médecine de Nouvelle Angleterre. Après avoir analysé des cas de coronavirus en Chine, les auteurs de ces travaux avaient trouvé que 85% des personnes testées positives étaient non-fumeuses contre 13% de fumeurs et 2% d’anciens fumeurs. A la suite de ces résultats, des scientifiques avaient formulé l’hypothèse que la nicotine pouvait jouer un rôle protecteur pour les poumons contre le coronavirus.

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Source: cnews.fr

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