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Coronavirus sur le navire de croisière Diamond Princess : 542 personnes à bord contaminées

Le huis clos de l’angoisse. Depuis lundi 3 février, 3.600 personnes sont confinées à bord du Diamond Princess, navire de croisière mis en quarantaine au large de Tokyo (Japon). A mesure que les jours défilent, l’inquiétude grandit et le nombre de personnes à bord victimes du coronavirus ne cesse d’augmenter, passant de 8 à environ 542 en deux semaines. Voici ce que l’on sait.

88 nouveaux cas de contamination annoncéS LE 18 FéVRIER

Le ministère de la Santé japonais a annoncé 88 nouveaux cas de contamination mardi 18 février, après des tests. Ainsi, 542 occupants du navire ont été infectés sur les 3.711 personnes initialement à bord. 

quatre Français à bord du paquebot

«D’après les informations dont nous disposons à ce stade, trois Français se trouvent à bord parmi les passagers, un quatrième Français est présent parmi les membres d’équipage», a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères lors d’un point de presse électronique.

Le ministère suit la situation avec «la plus grande attention», en lien avec le consulat de France à Tokyo qui a «pris contact» avec les quatre ressortissants et est «en relation avec les autorités japonaises ainsi qu’avec la compagnie de croisières».

Un bateau réservé à une clientèle luxeuse à la découverte du Japon

Mis à l’eau en 2004, le Diamond Princess est l’un des 19 navires de croisières d’une vaste flotte appartenant à l’opérateur américain Princess Cruises. Ce géant des mers peut accueillir jusqu’à 3.770 personnes, dont 2.670 passagers. Sa zone de navigation est circonscrite à l’Asie et il propose notamment des séjours de plusieurs jours voire plusieurs semaines au cours desquels de nombreuses excursions sont prévues (Shangai, Hong Kong, Taipei et même en Russie). Dans le cas présent, le navire était parti le 31 décembre de Hong Kong, direction le Vietnam, Singapour avant un retour à Hong Kong pour ensuite rallier Taïwan et le Japon.

A bord, tout a été pensé pour que les passagers passent un séjour inoubliable avec des infrastructures de rêve comme ces 18 ponts, 4 piscines, 8 jaccuzis et spas, un casino, une discothèque, des restaurants à la pelle, 748 cabines avec balcons privatifs et même une chapelle de mariage. Le rêve ou presque.

Une première alerte le 25 janvier

Le 25 janvier, un passager, un homme de 80 ans, débarqué à Hong Kong, présente d’inquiétants symptômes. Il décide de consulter à terre un hôpital. Les premiers examens réalisés sont rassurants : aucune infection n’est détectée. Par précaution, le Diamond Princess est placé une première fois en quarantaine le samedi 1er février à Naha, sur l’île japonaise d’Okinawa. Puis est autorisé à repartir. Mais rapidement, la nouvelle tombe : l’octogénaire est bel et bien porteur du coronavirus. Une deuxième mise en quarantaine s’impose de façon urgente, d’autant que le sort de 8 personnes à bord présentant de fortes fièvres alerte l’équipage. Le bateau est immobilisé depuis le lundi 3 février aux abords du port de Yokohama.

A bord, la peur et l’ennui

Pour les personnes coincées sur le Diamond Princess, la croisière vire au cauchemar. Les passagers sont confinés dans leur cabine, dont certaines ne disposent pas de fenêtre, pendant deux semaines. Des promenades sur les ponts en petits groupes à condition de respecter une distance d’1 mètre entre chaque voyageur, sont autorisées. Certains s’occupent comme ils peuvent…

Source: cnews.fr
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