Covid-19 : vers un 3e confinement ?

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Covid-19 : vers un 3e confinement ?

Vers un confinement ?

Face à l’amplification de l’épidémie de Covid-19 dans le Grand-Est et à l’arrivée du variant anglais sur le territoire, une question se pose : va-t-on vers un troisième confinement ? Selon quels critères ? Quand ?

“A ce stade, il n’y a pas de reconfinement prévu”, assure Gabriel Attal ce lundi matin sur Europe 1. Mais “évidemment, nous suivons la situation avec beaucoup d’attention”, a-t-il nuancé.

Car, comme indiqué par Santé Publique France, dans son bulletin épidémiologique hebdomadaire, les deux prochaines semaines seront “déterminantes” pour savoir si l’on assiste à un “rebond épidémique”.

Nombre de cas, R, hospitalisations… Où en sont les indicateurs ?

En ce début d’année, “les indicateurs sont d’ores et déjà en augmentation, reflétant l’impact des fêtes et notamment de Noël“, souligne SPF : augmentation du nombre quotidien de nouveaux cas depuis mi-décembre (désormais entre 15 000 et 20 000, donc entre 3 et 4 fois plus que l’objectif fixé par Emmanuel Macron) alors même que les Français se font moins tester depuis le retour des congés. Le taux de positivité augmente chaque jour ; il est actuellement à 6,5%. Le chiffre R, reflet de la vitesse de propagation du Sars-Cov-2, a dépassé 1 dans certaines régions.

Quant aux taux hebdomadaires d’hospitalisation et de nouvelles admissions, il sont pour le moment stables (respectivement -3% et +2%) mais le nombre de patients hospitalisés en France pour COVID-19 reste élevé, avec près de 25 000 cas de COVID-19 hospitalisés le 10 janvier 2021, dont 2 620 en réanimation. La pression dans les hôpitaux ne s’est pas atténuée, des déprogrammations ont toujours lieu. De même, le nombre de nouveaux décès Covid, incluant les décès survenus à l’hôpital et en établissements médico-sociaux reste toujours élevé.

Renfort du couvre-feu

La situation est loin d’être revenue à la normale, elle s’est même “fragilisée”, a averti Jean Castex jeudi dernier lors du point presse du gouvernement. Même si, s’était-il alors félicité, “la circulation du virus reste moins importante que chez nos voisins européens” qui voient leurs restrictions renforcées, notamment en Angleterre (taux d’incidence 8 fois supérieur au nôtre), mais aussi en Allemagne (taux de positivité des tests 2 fois supérieur).

Prudent, le Chef du gouvernement avait annoncé un maintien des mesures en vigueur, doublé d’un renforcement “si nécessaire.” Dimanche, l’heure de démarrage du couvre-feu était anticipée à 18h dans huit départements supplémentaires, une mesure “difficile” selon Jean Castex mais “nécessaire” alors que l’épidémie “ne faiblit pas ou qu’elle faiblit différemment ou qu’elle se renforce dans certaines zones du territoire.”

Le variant anglais va-t-il déterminer la stratégie sanitaire ?

Mais ce qui inquiète surtout les autorités sanitaires, c’est la souche mutée britannique, non pas parce qu’elle est plus sévère, mais parce qu’elle est plus contagieuse (de l’ordre de 40 à 70%). Officiellement, une vingtaine de cas de contamination par le variant anglais “VOC 202012/01” ont été confirmés, notamment à Marseille, par le Centre national de référence (CNR) des infections respiratoires.

Mais il est probable que la diffusion de ces variants sur le territoire national soit actuellement “sous-estimée” selon Santé Publique France.

“Il faut savoir combien il y en a sur le territoire, car cela va conditionner notre stratégie sur les 3 mois qui viennent”, a commenté ce lundi matin Arnaud Fontanet, invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC.

A cet effet, les autorités attendent les résultats d’une enquête nationale menée à partir de tous les tests positifs réalisés jeudi et vendredi derniers. “Le but, c’est d’avoir une photographie, de mesurer le pourcentage de variant parmi tous les cas positifs”, a expliqué l’épidémiologiste Arnaud Fontanet dans les colonnes du Journal du Dimanche. Les résultats de ce travail en deux étapes (test PCR Thermo Fisher, seul du marché à pouvoir le détecter, puis confirmation séquençage génétique) seront connus en début de semaine.

Le résultat de la proportion de la souche anglaise permettra de faire des projections sur l’évolution de l’épidémie et d’estimer le moment où cela deviendra critique.

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Source: topsante.com

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