Déclin cognitif : un antihypertenseur pourrait y remédier

Plusieurs études ont démontré le rôle des facteurs de risque cardiovasculaire dans le développement des troubles cognitifs et d’une démence sénile. Certains antihypertenseurs pourraient ainsi diminuer le déclin cognitif.

Déclin cognitif : un antihypertenseur pourrait y remédier

Les facteurs de risque cardiovasculaire semblent de plus en plus impliqués dans l’apparition d’une démence de type Alzheimer. Des chercheurs ont étudié l’impact de certains médicaments sur le développement d’une démence.

Un traitement contre l’hypertension très répandu

Une étude irlandaise publiée dans le British Medical Journal (BMJ) suggère que certains médicaments utilisés dans le traitement de l’hypertension pourraient ralentir le déclin cognitif.

Précisément, les antihypertenseurs à action centrale, et notamment le périndopril (commercialisé en France sous le nom de ), pourraient jouer un rôle majeur. Grâce à leurs propriétés chimiques qui leur permettent d’atteindre les structures cérébrales, ils diminueraient, dès leur instauration, le risque de développer une démence vasculaire ou une démence mixte.

Une amélioration évidente des capacités cognitives

Pour réaliser leur étude, les chercheurs ont observé 361 personnes atteintes de troubles de la mémoire et recrutées au sein d’établissements spécialisés. Parmi elles, 85 prenaient déjà l’antihypertenseur, et 276 n’en avaient jamais reçu. Ces derniers ont, pour trente d’entre eux et de façon aléatoire, été mis sous traitement au début de l’étude.

A six mois de suivi, les résultats étaient significatifs : les personnes recevant l’antihypertenseur à action centrale ont vu leurs score aux tests d’évaluation de la mémoire augmenter dans le bon sens.

Mieux encore, parmi les “naïfs“ de traitement antérieur à l’étude, leur score MMSE (Mini Mental State Evaluation), couramment utilisé pour évaluer la démence dans la maladie d’Alzheimer, démontrait une amélioration des scores cognitifs supérieure à ceux n’ayant pas jamais reçu de traitement.

Pour la première fois, une étude montre une amélioration chez des personnes débutant un traitement, ce qui suppose une action “réparatrice“ en plus d’une action préventive.

D’autres essais sont nécessaires pour évaluer la durée de cet effet, mais ces premiers résultats sont très encourageants.

Source : étude “Effects of centrally acting ACE inhibitors on the rate of cognitive decline in dementia“, BMJ, 25 juillet 2013.

Source: SanteMagazine.fr

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