Déconfinement : accélération des ouvertures des écoles, collèges et lycées

Le déconfinement scolaire est-il entré, lui aussi, dans sa deuxième phase ? Le gouvernement a voulu le signifier, en annonçant, le 28 mai, l’objectif de « 100 % d’ouvertures » des écoles dès le 2 juin. Sont ainsi annoncés une réouverture de tous les collèges et le retour progressif des lycéens de la zone verte, qui comprend tout le territoire sauf l’Ile-de-France, la Guyane et Mayotte. Jusqu’ici, seuls 22 % des écoliers et 28 % des collégiens de 6e et de 5e ont fait leur retour en classe en zone verte, et 14 % des écoliers en zone rouge.

La réouverture des lycées, dont l’annonce était très attendue, sera cependant « progressive » dans les zones vertes, avec une montée en charge « par niveau », a promis le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. En Ile-de-France, les élèves seront accueillis « en petits groupes » ou pour des « entretiens individuels » qui permettront, selon les besoins, de faire le point sur leur scolarité ou sur leur situation dans Parcoursup. Certains sont encore en attente de réponses.

« “Réouverture”, c’est un bien grand mot, commente ainsi Sophie Vénétitay, secrétaire générale adjointe du SNES-FSU. En Ile-de-France, on voit bien qu’on sera loin d’un retour à la normale. » Sur les deux millions de lycéens scolarisés sur le territoire, plus de 20 % sont franciliens. Nombreux sont ceux qui jugent cette reprise « a minima » ou « symbolique ».

Les syndicats enseignants se satisfont en revanche d’une autre mesure annoncée, la suppression de l’oral de français, la seule épreuve du baccalauréat jusqu’alors maintenue. Ils saluent le fait que la « logique de l’accompagnement » ait primé sur celle du « bachotage », qui aurait sans doute repris ses droits si les élèves de 1re avaient dû revenir préparer cet examen. « J’ai entendu les inquiétudes face à une situation exceptionnelle qui entraînait une inégale préparation », a déclaré Jean-Michel Blanquer, le 28 mai. C’est un « immense soulagement » pour les enseignants de lettres, rapporte Sophie Vénétitay.

Les lycées professionnels, « au cœur [des] préoccupations », selon les termes du ministre, devraient rouvrir leurs portes, tous niveaux confondus et sur tout le territoire. Des annonces satisfaisantes pour Pascal Vivier, secrétaire général du Snetaa-FO, le premier syndicat des enseignants de la voie professionnelle.

Source: lemonde.fr

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