Déconfinement et affection de longue durée : comment ça va se passer ?

Le déconfinement : plus tard pour les personnes en ALD ?

Lors de son allocution du 13 avril 2020, le Président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé une sortie des mesures de confinement strictes le 11 mai prochain. Le plan de ce déconfinement sera présenté d’ici la fin du mois par le gouvernement. Il sera progressif. Les personnes les plus vulnérables, notamment en situation de handicap sévère et celles atteintes de maladies chroniques reconnues ou non comme des affections de longue durée (ALD), pourraient rester chez elles même après le 11 mai, “pour leur protection“, “tout au moins dans un premier temps”, a indiqué le Président. Le 15 avril, le Pr Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique Covid-19, a indiqué que les personnes les plus à risque de développer une forme grave de la maladie Covid-19 – incluant les personnes qui ont des affections de longue durée, qui ont des multipathologies : insuffisances respiratoires, cardiaques…- sortiront les derniers du confinement. “Du point de vue sanitaire, nous voulons souligner qu’à la sortie du confinement, ces personnes risqueraient de développer des formes graves du coronavirus” a-t-il déclaré lors d’une audition devant la commission des Lois au Sénat. Pour combien de temps ces personnes resteront-elles confinées ? “Je ne sais pas, en attendant qu’on trouve peut-être un médicament préventif”. Pour le moment, “il s’agit d’hypothèses. Il faut les travailler“, a complété le Premier ministre, Edouard Philippe le 19 avril lors d’une conférence de presse télévisée.

Arrêt de travail, garde d’enfants : comment s’organiser en cas d’ALD ?

Depuis le début du confinement, les personnes ayant une affection de longue durée peuvent, en l’absence de solution de télétravail, bénéficier d’un arrêt de travail. Le télé-service declare.ameli.fr est ouvert à tous les assurés quel que soit leur régime d’affiliation (salarié du régime général, travailleurs indépendants, assurés des régimes spéciaux dont fonctionnaires), à l’exception des assurés du régime agricole qui relève eux du télé-service declare2.msa.fr. L’arrêt est renouvelable tant que les consignes sanitaires sont maintenues. A partir du 11 mai, les personnes en ALD ou les parents contraints de rester chez eux pour garder leur enfant malade chronique, pourraient garder la possibilité de bénéficier d’un arrêt de travail en l’absence de solution de télétravail, sans avoir besoin de consulter un médecin. Cette mesure devrait être précisée dans les jours à venir.

Quelles rentrée scolaire pour les enfants malades chroniques (en ALD) ?

Les enfants en ALD (affection longue maladie) pourraient rentrer à l’école bien après le 11 ou le 18 mai, et faire partie de la dernière “vague” de retour à l’école, le 25 mai, a annoncé le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer. A cette annonce, vient s’ajouter la possibilité d’un retour à l’école sur la base du volontariat annoncé par l’Elysée jeudi 23 avril, à condition d’assurer la continuité pédagogique, mise en place par le Cned.

Qui sont les personnes reconnues en ALD ?

Les malades chroniques visées par les mesures de déconfinement progressives sont les assurés pris en charge en affection de longue durée (ALD) au titre des pathologies suivantes : 

  • accident vasculaire cérébral invalidant ;
  • insuffisances médullaires et autres cytopénies chroniques ;
  • artériopathies chroniques avec manifestations ischémiques ;
  • insuffisance cardiaque grave, troubles du rythme graves, cardiopathies valvulaires graves, cardiopathies congénitales graves ;
  • maladies chroniques actives du foie et cirrhoses ;
  • déficit immunitaire primitif grave nécessitant un traitement prolongé, infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) ;
  • diabète de type 1 et diabète de type 2 ;
  • formes graves des affections neurologiques et musculaires (Neuromyopathies et autres, myasthénies et autres affections neuromusculaires) ;
  • hémoglobinopathies, hémolyses chroniques constitutionnelles et acquises sévères (drépanocytose) ;
  • maladie coronaire ;
  • insuffisance respiratoire chronique grave ;
  • maladies métaboliques héréditaires nécessitant un traitement prolongé spécialisé ;
  • mucoviscidose ;
  • néphropathie chronique grave et syndrome néphrotique primitif ;
  • paraplégie ;
  • vascularites, lupus érythémateux systémique, sclérodermie systémique ;
  • polyarthrite rhumatoïde évolutive ;
  • rectocolite hémorragique et maladie de Crohn évolutives ;
  • sclérose en plaques ;
  • spondylarthrite grave ;
  • suites de transplantation d’organe ;
  • tumeur maligne, affection maligne du tissu lymphatique ou hématopoïétique.

Sources : Le site officiel de l’administration française, du Ministère des solidarités et de la santé et de l’Assurance Maladie.

Source: journaldesfemmes.fr

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