En ce Moment

Des milliers de personnes marchent pour le climat dans toute la France avant l’examen de la loi au Sénat

Publicité

Plusieurs milliers de personnes ont commencé à manifester, dimanche 9 mai, à Paris pour une loi climat plus ambitieuse, alors que des doutes se font jour sur un référendum pour inscrire la lutte contre le dérèglement climatique dans la Constitution.

Les manifestants, rassemblés derrière une banderole « Loi climat = échec du quinquennat », rallient la place de la République à celle de la Bastille en passant par le Châtelet.

Publicité

Des cortèges réunissant plusieurs centaines de personnes, ont défilé dans la matinée à Vannes, à Bastia, à Dunkerque ou à Besançon et de nombreuses autres marches se sont élancées dans l’après-midi à Lyon, à Toulouse, à Rennes, à Marseille, à Bordeaux… et au total dans près de 150 villes.

Ces manifestations ont été organisées à l’appel du collectif Plus jamais ça !, qui regroupe l’Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne (Attac), la Confédération paysanne, la Confédération générale du travail (CGT), la Fédération syndicale unitaire (FSU), Greenpeace, Les Amis de la Terre, Oxfam et Solidaires, qui bénéficie également du soutien de plus de 600 associations, alors que la loi Climat et résilience doit être examinée au Sénat à partir de lundi.

Les partis de gauche, de La France insoumise (LFI) au Parti socialiste (PS), en passant par Europe Ecologie-Les Verts (EELV), se sont unis pour signer ensemble une tribune dans Libération, vendredi, appelant à participer à cette marche pour le climat. « Chaque jour, chaque année, nous détériorons un peu plus notre planète, et nous en subissons les conséquences : pics de chaleur, pandémies, effondrement de la biodiversité… », écrivent ainsi Julien Bayou et Yannick Jadot (EELV), Jean-Luc Mélenchon (LFI), Anne Hidalgo et Olivier Faure (PS), Sophie Taillé-Polian (Génération·s) ou encore Fabien Roussel (Parti communiste français).

Ces responsables de l’opposition y fustigent les choix « de nos dirigeants [qui] s’entêtent dans la poursuite d’une croissance illimitée » et le manque d’ambition de la loi Climat et résilience, adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale, mardi. « Seules treize des 149 propositions de la convention citoyenne sont reprises à l’identique » dans la loi, déplorent-ils.

Ces manifestations sont organisées alors qu’est apparue, dimanche, une polémique quant au référendum sur le climat promis par le président de la République, Emmanuel Macron. Dans un entretien accordé au Journal du dimanche (JDD), le député (La République en marche) Pieyre-Alexandre Anglade accuse la droite, majoritaire au Sénat, d’avoir bloqué la consultation visant à inscrire la lutte pour le climat dans la Constitution, en réécrivant la proposition votée par les députés. « En l’état, les conditions du référendum ne sont pas réunies, affirme le rapporteur du texte de loi. J’espère encore qu’en séance publique, à partir de lundi, les sénateurs rehausseront leur niveau d’ambition. Mais je crains que ce ne soit pas le cas. »

Le projet de loi, inspiré par la convention citoyenne pour le climat, grave dans l’article premier de la Constitution que la France « garantit la préservation de l’environnement et de la diversité biologique et lutte contre le dérèglement climatique ». Or, la majorité du Sénat rejette le terme « garantit », qui donnerait, selon elle, à la préservation de l’environnement une forme de priorité sur les autres principes constitutionnels.

La révision constitutionnelle n’est possible que si le texte est adopté en termes identiques par l’Assemblée et par le Sénat. La révision peut ensuite, au choix du président, être soumise soit à référendum, soit au Parlement réuni en Congrès. Celui-ci statue à la majorité des trois cinquièmes.

Alors que Le JDD affirme, citant des sources anonymes dans la majorité et à l’Elysée, que M. Macron a déjà renoncé à organiser ce référendum, l’Elysée a assuré, dimanche matin, que « la bataille n’[était] pas finie » et que « la cause écologique demeur[ait] l’une des priorités du président ».

Source: lemonde.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page