Santé

Dons d’organes : parlez-en dès aujourd’hui à vos proches !

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recycler ses produits en famille

Depuis 1976, la loi prévoit que chaque Français est un donneur présumé de ses organes et de ses tissus, mais permet aussi à chacun de s’opposer au prélèvement. Si l’on ne souhaite pas donner ses organes – ou certains de ses organes – après sa mort, le meilleur moyen reste de s’inscrire sur le Registre national des refus géré par l’Agence de la biomédecine. Cela peut se faire en ligne, ou par courrier. Vous pouvez également confier un écrit daté et signé à vos proches, ou leur faire part oralement de votre décision. Dans ce cas, au moment où se posera la question, ils devront en attester par écrit.

Exprimer son accord de son vivant n’est pas inutile : cela facilitera la tâche de ses proches, qui n’auront pas à prendre de décision à un moment où ils sont anéantis. Bien sûr, cela rendra aussi plus aisé et plus rapide le travail des équipes médicales. Car, dès lors qu’un don est envisagé, ces dernières commencent par consulter le Registre national des refus, et, si le défunt n’y est pas inscrit, elles interrogent ensuite la famille sur les volontés qu’il avait pu exprimer. Eviter les questionnements fait gagner un temps particulièrement précieux lors de toute greffe.

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Un don anonyme, gratuit, et à tout âge

Tout le monde peut être donneur, et receveur, sans limite d’âge : la moyenne des donneurs était ainsi de 57 ans en 2020. Seul compte l’état des organes : si les sexagénaires peuvent rarement donner leur cœur, on peut prélever les reins et le foie sur des personnes bien plus âgées : ainsi, en 2019, un donneur de 96 ans a donné son foie, et, entre 2011 et 2020, 18 donneurs de rein avaient plus de 90 ans, confirme l’Agence de Biomédecine.

Par ailleurs, la loi bioéthique interdit toute rémunération en contrepartie de ce don qui doit rester un acte de générosité et de solidarité.

Enfin, ni le nom du donneur ni le nom du receveur ne doivent être communiqués. La famille du donneur peut cependant être informée des organes et tissus prélevés, ainsi que de résultat des greffes si elle le demande.

Un don de soi pour sauver des vies

D’après l’Agence de biomédecine, un donneur sauve en moyenne 3 vies. Les principaux organes prélevés sont le rein, le foie et le cœur. Mais on peut également prélever des tissus, comme la cornée, des artères, des veines, de la peau, des valves cardiaques, des tendons et même des os : cela permet par exemple de rendre la vue aux aveugles, de sauver la vie de grands brulés, ou de permettre à des personnes de remarcher.

Respect du corps du donneur

Souvent, les familles ont peur que le corps de leur proche leur soit rendu mutilé, abimé. Mais les équipes opèrent avec le même soin que s’il s’agissait d’un vivant et veillent à ce que les cicatrices soient belles et masquées. Si besoin, elles posent même des prothèses pour garder l’aspect du corps. Quant aux dons de cornée, qui effraient souvent, il faut savoir qu’il ne s’agit que d’un prélèvement sur la surface de l’œil : le globe et l’iris sont conservés.

Source: SanteMagazine.fr

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