Dysphagie : comment reconnaître et traiter ce trouble de la déglutition ?

Lorsque les repas sont synonymes de gène lors de la déglutition, de douleurs ou encore de sensation d’étouffement, il peut s’agir de dysphagie. Ce trouble de la déglutition n’est pas une maladie en soit mais un symptôme que l’on retrouve dans diverses pathologies. Comment reconnaître et traiter la dysphagie ? On fait le point.

La dysphagie est un trouble de la déglutition qui altère les capacités de boire et de manger des personnes qui en souffrent et qui peut ainsi avoir de lourdes conséquences. Il concerne deux millions de personnes en France et constitue la deuxième cause de décès par accident de la vie courante. Les personnes âgées sont les plus touchées par ce trouble, qui s’accompagne généralement de douleurs, de sensation d’oppression thoracique ou d’étouffement.

La dysphagie prend deux formes différentes : la dysphagie oropharyngée et la dysphagie œsophagienne. La première se caractérise par une difficulté à faire progresser les aliments de l’oropharynx vers l’œsophage, tandis que la seconde se caractérise par la difficulté à propulser les aliments à travers l’œsophage.

Dysphagie : quelles sont les causes de ce trouble de la déglutition ?

La dysphagie n’est pas une maladie en soit mais un symptôme que l’on retrouve dans diverses pathologies. C’est la raison pour laquelle une collaboration pluridisciplinaire associant un gastroentérologue, un neurologue, un ORL ou encore gériatre est utile pour identifier ce trouble.

Selon le Manuel MSD, la dysphagie oropharyngée peut ainsi avoir une origine neurologique (accident vasculaire cérébral, maladie de Parkinson, sclérose en plaques…) ou musculaire (myasthénie, dermatomyosite, dystrophie musculaire…). La dysphagie oesphagienne peut quant à elle trouver son origine dans des troubles de la motricité (achalasie, maladie de Chagas, spasmes œsophagiens diffus…) ou une obstruction mécanique (sténose, cancer de l’œsophage, diaphragmes œsophagiens…).

Comment diagnostiquer la dysphagie ?

Le diagnostic de la dysphagie se déroule en plusieurs étapes et repose en premier lieu sur l’interrogatoire du patient. L’objectif ? Que ce dernier décrive les symptômes dont il souffre, leur durée, ses sensations et qu’il identifie les aliments en cause mais aussi la localisation du blocage. Le médecin réalise ensuite un examen clinique, au cours duquel il vérifie notamment l’état nutritionnel de la personne souffrant de dysphagie, son état musculaire, mais aussi neurologique.

L’examen de référence pour diagnostiquer la dysphagie est l’endoscopie digestive haute : il est indispensable pour éliminer un cancer. Pour ce faire, un tube souple équipé d’une caméra et d’un éclairage est introduit par la bouche afin de vérifier la présence d’une sténose oesophagienne, autrement dit d’un rétrécissement de l’oespophage. Des prélèvements biopsiques sont également réalisés. Si l’endoscopie est normale, une manométrie sera prescrite. Des examens complémentaires comme un scanner thoracique, une écho-endoscopie ou encore un transit baryté de l’œsophage peuvent aussi être utiles dans certains cas.

Dysphagie : quelles peuvent être les complications de ce trouble de la déglutition ?

La dysphagie peut être à l’origine de complications, comme une fausse route, autrement dit le passage d’un aliment ingéré dans les voies aériennes au lieu des voies digestives. Ce trouble de la déglutition peut aussi causer une pneumopathie, une dénutrition, ou encore une déshydratation.

Comment traiter la dysphagie ?

Pour traiter la dysphagie, il convient de prendre en charge l’affection qui en est à l’origine. Si ce trouble de la déglutition est dû à une sténose par exemple, celle-ci pourra être dilatée au cours de l’endoscopie digestive haute.

Pour améliorer le confort des patients souffrant de dysphagie et diminuer le risque de fausses routes, il est possible de modifier le positionnement de la tête en faisant en sorte qu’elle soit dans l’alignement du corps ou encore de stimuler les muscles de la déglutition à travers des exercices.

Sources : le manuel MSD, la Société Nationale Française de Gastro-Entérologie (SNFGE) et Nutrisens.

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Source: Femmeactuelle.fr

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