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Emmanuel Macron présente sa version de « l’université de demain »

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Une invitation à augmenter les droits d’inscription à l’université ? A remettre en question le système dual entre grandes écoles et universités ? A repenser la réforme du lycée ? Jeudi 13 janvier, dans un discours de près d’une heure en visioconférence, Emmanuel Macron a revendiqué de dire les choses avec « clarté et franchise » en clôture du congrès de France Universités – nouvelle appellation de la Conférence des présidents d’université dévoilée à l’occasion des cinquante ans de l’association. Il n’a pourtant exposé qu’à demi-mot sa stratégie « pour les dix ans à venir » dans le domaine de l’enseignement supérieur, en tant que potentiel futur candidat à la présidentielle.

Soucieux de « regarder la réalité en face », le chef de l’Etat a regretté « l’intolérable gâchis » de l’échec en première année de licence, où, dit-il « seuls 50 % des étudiants se présentent aux examens ». Pourtant, des moyens ont été déployés depuis 2017 pour la création de 84 000 places supplémentaires en première année de licence, dont 29 000 dans des parcours d’accompagnement personnalisé, ainsi que pour la revalorisation des bourses durant trois années consécutives.

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Dans une conclusion sibylline laissant entendre que de nouvelles formes de financement doivent être trouvées par les universités, Emmanuel Macron a estimé qu’« on ne pourra pas rester durablement dans un système où l’enseignement supérieur n’a aucun prix pour la quasi-totalité des étudiants, où un tiers des étudiants sont considérés comme boursiers et où pourtant nous avons tant de précarité étudiante, et une difficulté à financer un modèle beaucoup plus financé par l’argent public que partout dans le monde ».

L’Elysée confirme, vendredi 14 janvier, qu’« il n’est pas interdit d’avoir des financements privés a fortiori dans le cadre du développement de l’innovation et la création de start-up dans les universités, ou dans le cadre de la formation continue tout au long de la vie », deux leviers que le président de la République appelle à développer. Mais, promet-on, « l’Etat a investi dans l’université et continuera d’y investir ». Pas question d’inciter les établissements à augmenter les droits d’inscription des étudiants – malgré une volonté en ce sens en 2018 visant les étudiants venus de pays extracommunautaires, finalement peu suivie par les présidents d’université. « Le chef de l’Etat n’a fait là que dresser des constats », cadre l’Elysée.

Au sujet de l’orientation des bacheliers, Emmanuel Macron a observé que Parcoursup, « formidable réussite », reste un sujet pas encore « complètement traité », nécessitant « un travail de clarification, d’orientation de terrain, de simplification », notamment « dans certaines filières » lesquelles correspondent à de nouveaux cursus « courts » qu’il faudrait intégrer à la plate-forme d’affectation dans l’enseignement supérieur, précise l’Elysée.

Source: lemonde.fr

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