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Ghana : au moins dix-sept morts dans l’explosion d’un camion

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Au moins dix-sept personnes sont mortes et cinquante-neuf autres ont été blessées, jeudi 20 janvier, dans l’explosion provoquée par un accident impliquant un camion transportant du matériel explosif destiné à une mine.

L’incident s’est produit aux environ de midi, et a dévasté une partie de la ville d’Apiate, non loin de Bogoso, située dans la région Occidentale, à environ 300 kilomètres à l’ouest d’Accra, la capitale de ce pays riche en ressources minières.

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Des vidéos authentifiées par l’Agence France-presse (AFP) montrent un important cratère, des maisons soufflées et des débris constellant le sol sur des centaines de mètres. Plusieurs corps sans vie sont visibles et témoignent de la violence de l’explosion.

Selon les premiers éléments, « l’accident a impliqué un camion transportant des matières explosives pour une société minière, une moto et un troisième véhicule ; il a eu lieu près d’un transformateur électrique et c’est ce qui a conduit à l’explosion », a fait savoir le ministre de l’information Kojo Oppong-Nkrumah dans un communiqué publié dans la nuit de jeudi à vendredi.

Aux alentours de 17 heures, les autorités avaient dénombré « un total de dix-sept personnes malheureusement confirmées mortes », et de « cinquante-neuf blessés secourus », a précisé le ministre. Sur les cinquante-neuf blessés, quarante-deux ont été pris en charge dans des centres de santé, certains « dans un état critique ». Tous les hôpitaux des environs ont été mobilisés, et un plan a été activé pour évacuer les personnes dans un état critique vers Accra.

« C’est un jeudi noir. Jusqu’à présent, 500 maisons ont été touchées. Certaines ont été complètement rasées par l’explosion tandis que d’autres présentent des fissures », a déclaré à l’AFP, dans la soirée, Sedzi Sadzi Amedonu, coordinateur adjoint de l’Organisation nationale de gestion des catastrophes. « C’est presque comme une ville fantôme maintenant. Certaines maisons ont été brûlées, d’autres ont été recouvertes par des débris, et les opérations de recherche et de sauvetage sont toujours en cours » a-t-il ajouté.

Les survivants de l’explosion, interrogés par la presse locale, ont raconté des scènes de désolation. Comme Abena Mintah, qui a expliqué s’être dirigé vers le lieu de l’accident pour vérifier s’il pouvait aider à secourir des victimes. « Le conducteur du camion transportant les explosifs a couru vers nous pour nous dire de nous retirer et quelques minutes plus tard, nous avons entendu une forte détonation », a-t-il ajouté.

« J’ai eu le vertige et je suis tombé dans la brousse. J’ai réussi à me relever et j’ai vu plusieurs corps démembrés dans la rue », a raconté ce témoin, qui a été légèrement blessé aux pieds et aux mains.

Afin d’éviter une seconde explosion, les autorités ont déployé une équipe conjointe d’experts de la police et de l’armée. Ils « vont examiner la situation et mettre en place des mesures de sécurité », a précisé le gouvernement.

Les autorités ont demandé aux habitants de s’éloigner du lieu de l’explosion et d’évacuer vers les villages environnants. Des écoles et des églises ont été ouvertes pour qu’ils puissent y passer la nuit.

En fin d’après-midi, le président du Ghana Nana Akufo-Addo avait déploré sur Twitter « un événement vraiment triste, malheureux et tragique », et présenté ses condoléances aux familles des victimes.

Les accidents meurtriers liés au secteur minier sont fréquents au Ghana, mais, bien que le pays compte de gros acteurs mondiaux, il s’agit le plus souvent de l’effondrement de galeries artisanales, des exploitations parfois illégales. En juin 2021, au moins neuf personnes étaient mortes dans l’effondrement d’une telle mine dans le nord du Ghana. Le pays est le deuxième producteur d’or du continent, après l’Afrique du Sud.

Source: lemonde.fr

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