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Guerre en Ukraine : Les pro-russes de Kherson demandent une annexion à la Russie, l’usine Azovstal résiste encore

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Manifestation pro-russe organisée à Kherson à l'occasion du 9-Mai.
Manifestation pro-russe organisée à Kherson à l’occasion du 9-Mai. — Mikhail Alaeddin/SPUTNIK/SIPA
  • La Russie a lancé son « opération militaire » en Ukraine le jeudi 24 février. Tous les soirs, à 19h30, 20 Minutes vous propose son point récap’ sur le conflit diplomatique russo-ukrainien devenu une guerre qui fait chaque jour des morts, des blessés et des milliers de réfugiés.
  • Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Et qui soutient qui et pourquoi ? Vous saurez tout sur l’avancée des négociations et sur les événements de cette crise qui secoue la Russie, l’Ukraine, l’Europe ou encore les Etats-Unis.
  • Ce mercredi, les autorités pro-russes installées par l’armée russe ont signalé vouloir demander leur annexion à Vladimir Poutine. La situation à l’usine Azovstal se dégrade encore, même si les derniers soldats ukrainiens tiennent bon, et la Roumanie veut pouvoir se passer du gaz russe.

Vous avez raté les derniers événements sur les tensions en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

L’administration pro-russe de Kherson, ville située au nord de la Crimée et essentielle pour approvisionner la péninsule en eau, a indiqué vouloir demander à Vladimir Poutine une annexion. « Il y aura une demande [adressée au président russe] pour intégrer la région de Kherson en tant que sujet à part entière de la Fédération de Russie », a indiqué aux agences russes Kirill Stremooussov, chef adjoint de l’administration militaro-civile de Kherson, installé par l’armée russe après la prise de la ville.

« Toute la base juridique (…) sera prête avant la fin de l’année », a-t-il dit, ajoutant que, comme la communauté internationale n’avait pas reconnu le référendum de rattachement de la Crimée à la Russie de 2014, la région de Kherson n’organisera pas de scrutin. Une annexion serait importante sur le plan symbolique, tant les gains territoriaux de la Russie sont limités depuis le début de l’invasion. Mais pour souligner la légitimité de son action militaire, visant à « libérer » l’Ukraine d’un gouvernement « néonazi », le Kremlin a estimé par la voix de son porte-parole Dmitri Peskov que seuls les habitants de Kherson pouvaient demander cette annexion.

La phrase du jour

L’Ukraine devra se préparer dès maintenant à lutter pendant cent ans contre les conséquences de cette guerre. »

Le chancelier allemand Olaf Scholz a fait un parallèle entre la Seconde Guerre mondiale et la guerre en Ukraine, prévoyant de lourdes conséquences à long terme. « Ceux qui vivent en Allemagne savent que les bombes qui sont tombées pendant la Seconde Guerre mondiale sont encore découvertes aujourd’hui et que les alertes à la bombe continuent », a-t-il rappelé.

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A Berlin, la reconstruction de l’Ukraine est au centre des discussions. Le ministre des Finances Christian Lindner a ainsi indiqué être « ouvert à une discussion au niveau international concernant la confiscation de capitaux de la Banque centrale russe » à ces fins.

Le chiffre du jour

40 milliards de dollars. C’est le montant de l’enveloppe votée par la Chambre américaine des représentants pour soutenir l’Ukraine. Le texte, qui doit aussi être adopté par le Sénat, comprend à la fois un volet économique et humanitaire, mais aussi des armes et des munitions.

La tendance du jour

Malgré « des dizaines de frappes », « chaque heure », selon Petro Andriouchtchenko, adjoint au maire de Marioupol, Azovstal tient bon. La situation des derniers soldats retranchés est pourtant terriblement précaire. Photos à l’appui, la sœur d’un membre du bataillon Azov a indiqué que les forces ukrainiennes n’avaient « plus d’instruments pour réaliser des interventions chirurgicales », et que de nombreux blessés avaient donc dû être amputés. Des épouses de soldats ont aussi rencontré le pape, et lui ont demandé de l’aide.

En Europe, l’indépendance énergétique vis-à-vis de la Russie prend forme. Berlin a annoncé une baisse de 25 % des « volumes de gaz acheminés vers l’Allemagne via l’Ukraine » par le gazoduc Megal. Toutefois, « ces volumes sont actuellement compensés par des flux plus importants, notamment en provenance de Norvège et des Pays-Bas ». Plus prometteur, les sénateurs roumains ont ouvert la voie à une extraction de gaz en mer Noire, pouvant faire de la Roumanie un pays autosuffisant, voire exportateur. Actuellement, la Roumanie est dépendante à 20 % du gaz russe l’hiver.

Source: 20minutes.fr

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