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Guerre en Ukraine : les retraits bancaires à présent limités

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En Ukraine, de longues files d’attente se sont constituées devant les distributeurs de billets. [Sergey BOBOK / AFP]

Les Russes gagnent du terrain et les affrontements se poursuivent en Ukraine. Alors que la loi martiale a été instaurée dans tout le pays, le gouverneur de la Banque centrale ukrainienne a annoncé de nombreuses mesures dans la limitation des retraits bancaires.

Depuis l’invasion des troupes de Vladimir Poutine, Kiev a pris un grand nombre de mesures, notamment économiques. 

Kyrylo Chevtchenko, gouverneur de la Banque Central d’Ukraine, a déclaré jeudi 24 février lors d’un communiqué publié sur YouTube que les retraits bancaires étaient désormais limités pour la population. Les Ukrainiens ne pourront plus retirer que 10.000 hryvnias (UAH) par jour, soit environ 301 euros au cours actuel.

Il a également ajouté que les retraits en devises étrangères (Forex) seront désormais interdits. Les transactions faites autrement qu’en espèces ne seront, en revanche, pas limitées. 

DES MESURES ECONOMIQUES DRASTIQUES POUR FAIRE RECULER LES RUSSES  

Les Ukrainiens ne peuvent donc plus disposer de leurs fonds comme ils l’entendent, ces derniers étant bloqués partiellement. C’est d’ailleurs ce que souhaite faire l’Union européenne à la Russie : débrancher le Kremlin du Réseau Swift, le système de transferts d’informations financières le plus utilisé au monde.

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Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie, l’a d’ailleurs confirmé, «nous voulons isoler financièrement la Russie (…) Nous voulons assécher les financements» de l’économie russe, a-t-il assuré, en ajoutant «notre objectif est de faire plier l’économie russe, cela prendra le temps nécessaire».

Ce vendredi 25 février, aucune action concrète n’avait toutefois été décidée concernant le système d’échanges bancaire internationaux SWIFT en raison notamment de réticences allemandes : «des étapes supplémentaires sont encore possibles, mais nous devons être méfiants quant à leurs effets : c’est à l’économie russe qu’il s’agit de faire subir des conséquences», a tenté d’expliquer le ministre des Finances, Christian Lindner.

Source: cnews.fr

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