Santé

Hausse des températures : la mortalité devrait augmenter en Europe

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Le changement climatique est une nouvelle menace importante pour la santé publique. C’est déjà le constat de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui rapporte qu’il est responsable d’au moins 150 000 décès par an, chiffre qui devrait doubler d’ici à 2030. Parmi les conséquences déjà attendues, on peut citer : les maladies infectieuses comme le paludisme, la dengue et autres infections transmises par les insectes, la sécheresse et donc l’insécurité alimentaire, les vagues de chaleur, l’asthme et autres maladies respiratoires. Une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’Institut de Barcelone pour la santé mondiale montre à quel point les impacts sur la santé du changement climatique seront nombreux si aucune stratégie et politique forte n’est mise en place à l’échelle mondiale.

L’étude affirme que si de fortes mesures d’atténuation ne sont pas mises en œuvre immédiatement, la mortalité liée à la hausse des températures en Europe augmentera dans les décennies à venir. « Des études ont suggéré que le réchauffement climatique entraînerait une diminution de la mortalité attribuable au froid et une augmentation des décès causés par la chaleur. Mais selon cette étude, la baisse des décès attribuables au froid ne compensera pas l’augmentation rapide attendue de la mortalité liée à la chaleur », notent les chercheurs. Ces derniers ont analysé les données de mortalité et de température enregistrées dans 16 pays européens entre 1998 et 2012. Leurs résultats indiquent que plus de 7% des décès enregistrés au cours de cette période étaient attribuables à la hausse des températures.

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La chaleur extrême, un véritable danger pour la population

Si les températures froides ont eu un impact plus important sur la mortalité que les températures chaudes, des projections basées sur la modélisation épidémiologique ont montré que cette tendance pourrait s’inverser d’ici le milieu du siècle faute de mesures de prévention, entraînant une forte augmentation de la mortalité attribuable à la chaleur. En effet, les périodes prolongées de températures anormalement élevées peuvent avoir des effets graves sur les populations vulnérables, notamment les personnes âgées et les malades : cela s’est déjà produit en Europe durant la vague de chaleur extrême de l’année 2003, qui a fait plus de 70 000 décès supplémentaires selon les estimations de l’OMS. En cause : des maladies cardiovasculaires et respiratoires et des crises d’asthme exacerbées.

En utilisant les données de 1998 à 2012 comme référence, l’équipe a combiné quatre modèles climatiques pour faire des projections jusqu’à la fin de ce siècle selon trois scénarios d’émissions de gaz à effet de serre différents. « Tous les modèles montrent une augmentation progressive des températures et par conséquent une diminution de la mortalité attribuable au froid et une augmentation des décès attribuables à la chaleur. », explique Èrica Martínez, auteure principale de l’étude. « La différence entre les scénarios réside dans la vitesse à laquelle les décès liés à la chaleur augmentent. Les données suggèrent que le nombre total de décès attribuables à la température se stabilisera et même diminuera dans les années à venir, mais que cela sera suivi d’une très forte augmentation. »

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La mortalité attribuable à la chaleur corrélée au gaz à effet de serre

Or, cette augmentation pourrait survenir entre le milieu et la fin du siècle, selon les émissions de gaz à effet de serre : seule une diminution drastique des émissions des gaz à effet de serre dans l’atmosphère est susceptible de maintenir la hausse des températures moyennes en deçà de 2 °C. « Au cours des dernières décennies, le réchauffement s’est produit à un rythme plus rapide en Europe que sur tout autre continent. L’incidence de ce phénomène est inégale, les pays méditerranéens étant plus vulnérables que les autres. Nos modèles projettent une augmentation disproportionnée de la mortalité attribuable à la chaleur dans ces pays, en raison d’une augmentation significative des températures estivales et de cette plus grande vulnérabilité à la chaleur », ajoutent les chercheurs.

Dans ses conclusions publiées dans la revue The Lancet Planetary Health,l’équipe scientifique souligne l’urgence d’adopter des mesures d’atténuation et ce au niveau mondiale, « car elles ne seront pas efficaces si elles ne sont adoptées que dans des pays ou des régions spécifiques. » Ce même institut avait déjà publié une étude en mai 2020 révélant que la chaleur est désormais plus mortelle que le froid pour les personnes atteintes de maladies respiratoires en Espagne. A noter que l’Organisation mondiale de la Santé estime aussi que la réduction des émissions de gaz à effet de serre, en élargissant le choix des transports, de l’alimentation et des énergies, peut entraîner une amélioration de la santé.

Source: SanteMagazine.fr

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