Santé

La France officiellement en état d’urgence sanitaire

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Une loi publiée le 24 mars 2020 dans le Journal officiel prévoit un état d’urgence sanitaire. Celui-ci durera deux mois en France et éloigne ainsi la possibilité d’une sortie de confinement après 15 jours.

La France en état d'urgence sanitaire

Le Premier ministre Edouard Philippe sur TF1 le 23 mars 2020.

La France est officiellement en état d’urgence sanitaire pour deux mois, éloignant ainsi la perspective de sortir fin mars 2020 du confinement imposé par la pandémie de coronavirus, qui a tué 186 nouveaux malades le 23 mars et qui soumet le système de santé du pays à très rude épreuve.

Le Parlement a adopté le 22 mars ce texte “d’urgence pour faire face à l’épidémie de Covid-19“, à l’issue de quatre jours de travaux intensifs en comité restreint. Publié le 24 mars 2020 au Journal officiel, il prévoit ce nouveau régime d'”état d’urgence sanitaire”, sur le modèle de l’état d’urgence prévu par une loi de 1955, et activé après les attentats de novembre 2015.

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Les mesures de confinement durcies

Le Covid-19 a fait 860 morts en France depuis le début de l’épidémie, donc cinq médecins, et 2.082 patients étaient le 23 mars soir en réanimation, a annoncé le ministre de la Santé Olivier Véran. Vingt résidents d’un Ehpad de Cornimont (Vosges) sont notamment morts “en lien possible avec le Covid-19“, selon les autorités régionales. Face à cette aggravation de la situation, le Premier ministre Edouard Philippe a averti lundi sur TF1 que “le temps du confinement peut durer encore quelques semaines“. “Beaucoup de nos concitoyens aimeraient retrouver le temps d’avant, le temps normal, mais il n’est pas pour demain“, a-t-il prévenu, en annonçant un durcissement des mesures de confinement concernant notamment l’activité physique.  “Sortir pour promener ses enfants ou faire du sport c’est dans un rayon de 1 km de chez soi, maximum pour une heure, tout seul et une fois par jour“, a précisé le chef du gouvernement.

Les sanctions ont été durcies pour ceux ne respectant pas ces consignes. Les 135 euros d’amende forfaitaire doivent passer à 1.500 euros en cas de récidive “dans les 15 jours“, et “quatre violations dans les trente jours” pourront valoir jusqu’à “3.700 euros d’amende et six mois de prison“. Sur près de 1,8 million de contrôles, les forces de l’ordre ont relevé plus de 90.000 infractions pour non-respect des restrictions depuis leur mise en place le 17 mars 2020, selon Alain Thirion, directeur général de la sécurité civile et de la gestion des crises.

Vers un confinement total ? Le gouvernement s’y oppose

Quand arrivera le pic de l’épidémie qui risque de saturer le système de santé ? Si Philippe Juvin n’a “aucune visibilité“, l’infectiologue et ancien chef de service à la Pitié-Salpêtrière François Bricaire le prévoit d’ici “une huitaine de jours”. “Je ne suis pas persuadé qu’il faut durcir” le confinement, a-t-il ajouté sur LCI, expliquant que le mot d’ordre “restez chez vous” était “suffisant“. Le confinement total est réclamé par le corps médical mais le président de la République s’y oppose, en jugeant nécessaire un contrôle plus strict des mesures actuelles. Un nouvel avis du Conseil scientifique est attendu le 24 mars 2020.

Source: Sciencesetavenir.fr

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