La mort? Guy Bedos en parlait sans complexe

DÉCÈS – “Je vis une sorte de Vaudeville entre la vie et la mort depuis l’âge de 12 ans”. Depuis ses adieux au one-man-show fin 2013 sur la scène de l’Olympia, Guy Bedos, décédé ce jeudi 28 mai, se confiait régulièrement sur son rapport décomplexé à la mort et sa façon d’envisager sa disparition.

Ce “suicidaire qui s’attarde” a ressenti dès son enfance des envies d’en finir qui ne l’ont “jamais quitté”, expliquait-il en mai 2016 au réalisateur Serge Moati. “Quand je vois sur les paquets de cigarettes ‘Fumer tue’, ça m’excite! Je fume plus”, rigolait-il. 

Préoccupé par la manière dont il allait disparaître, Guy Bedos l’avait anticipée. “La mort ne me fait pas peur si elle est administrée par quelqu’un. J’ai déjà choisi mon médecin-assassin qui, normalement, me fera une piqûre. Je n’ai pas envie d’être vieux très vieux,” racontait-il en septembre 2014 à Alessandra Sublet sur France 5, afin de “ne pas laisser approcher le ‘moins bien’ de l’âge et les prévisibles humiliations qui l’escortent. Je veux mourir par amour de la vie. Debout”, comme l’humoriste l’écrivait dans son livre publié en 2008 “Le jour et l’heure”, un plaidoyer pour le droit de mourir dans la dignité.  

“J’en ai marre de perdre mes amis. Tous les types que j’aimais bien sont tous morts”, se désolait Guy Bedos en 2014 citant notamment Coluche, Thierry Le Luron, Jean Poiret, Serge Reggiani ou encore Michel Serrault. “Il était beau, il était drôle, il était libre et courageux. Comme je suis fier de t’avoir eu pour père. Embrasse (Pierre) Desproges et (Jean-Loup) Dabadie, vu que vous êtes tous au Paradis”, a écrit Nicolas Bedos sur les réseaux sociaux pour annoncer la mort de son père.

À voir également sur Le HuffPost: Guy Bedos n’a jamais mâché ses mots


Source: huffingtonpost.fr

- Pub -

- Pub -

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter Voir Plus