Nutrition

La restriction calorique au bon moment de la journée augmente la durée de vie des souris de 35%

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Une durée de vie augmentée de 35% en diminuant les calories ingérées à chaque repas, c’est ce que des chercheurs ont réussi à obtenir chez la souris. Le secret : administrer les repas au bon moment de la journée.

Restriction calorique

Experiments that tested various diet plans in mice found that the animals live longest on a low-calorie diet with daily fasting periods.

Fernando Augusto/http://made-for.studio

Ne manger que pendant la journée et respecter un jeûne d’au moins 12 heures par jour pourrait bien être le secret de la longévité. C’est en tout cas la conclusion d’une étude sur la souris, publiée dans Science, qui constate que sous certaines conditions, les bénéfices du jeûne intermittent sont augmentés lorsque la nourriture est administrée à certains moments choisis de la journée, jusqu’à allonger la durée de vie des rongeurs de 35%. 

La restriction calorique ou diminuer de 30% l’apport calorique quotidien 

Manger moins pour vivre plus, c’est le principe de la restriction calorique. Elle suppose tout simplement de diminuer de 30% l’apport calorique quotidien, sans affamer ni dénutrir. “Il s’agit de l’intervention non pharmacologique la plus efficace pour augmenter la durée de vie” dans les organismes étudiés, comme la souris ou même des primates non-humains, affirment les chercheurs dans Science. Mais les mécanismes sous-jacents sont encore mal connus. “Il se peut que le moment auquel la nourriture est ingérée soit également un élément clé”, soulèvent les chercheurs. Car la majorité des études traitant de restriction calorique sont faites sur des souris, qui ont pour particularité de manger immédiatement la nourriture qui leur est présentée. Dans les protocoles classiques, le jeûne qui leur est imposé était donc long, d’au moins 22h. Or, cette administration unique à un moment précis de la journée pourrait remettre à zéro certains signaux métaboliques de l’organisme, calés sur le rythme circadien (le cycle de 24h d’une journée). L’importance du cycle circadien se voit déjà sur le simple critère du poids : les souris, animaux nocturnes, prennent plus de poids lorsqu’elles mangent uniquement la journée.  

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Alors finalement, pour vivre plus longtemps, faut-il plutôt manger peu, ou manger peu ET au bon moment ? Pour démêler le vrai du faux, les chercheurs ont réparti des souris en cinq groupes. Tous étaient sous restriction calorique, avec comme seule distinction le moment de leur(s) repas. Le premier groupe mangeait tout au long de la journée et de la nuit. Le second et le troisième n’avaient qu’un seul repas, l’un en début de journée et l’autre en début de nuit, pour imposer un jeûne de 22 heures. Quant aux deux derniers, ils recevaient la nourriture de façon régulière l’un sur la période de jour, l’autre sur la période nocturne, afin de provoquer un jeûne de 12 heures. Un sixième groupe qui mangeait à volonté servait de groupe contrôle. 

Ne manger que pendant la journée et respecter un jeûne d’au moins 12 heures par jour pourrait bien être le secret de la longévité. C’est en tout cas la conclusion d’une étude sur la souris, publiée dans Science, qui constate que sous certaines conditions, les bénéfices du jeûne intermittent sont augmentés lorsque la nourriture est administrée à certains moments choisis de la journée, jusqu’à allonger la durée de vie des rongeurs de 35%. 

La restriction calorique ou diminuer de 30% l’apport calorique quotidien 

Manger moins pour vivre plus, c’est le principe de la restriction calorique. Elle suppose tout simplement de diminuer de 30% l’apport calorique quotidien, sans affamer ni dénutrir. “Il s’agit de l’intervention non pharmacologique la plus efficace pour augmenter la durée de vie” dans les organismes étudiés, comme la souris ou même des primates non-humains, affirment les chercheurs dans Science. Mais les mécanismes sous-jacents sont encore mal connus. “Il se peut que le moment auquel la nourriture est ingérée soit également un élément clé”, soulèvent les chercheurs. Car la majorité des études traitant de restriction calorique sont faites sur des souris, qui ont pour particularité de manger immédiatement la nourriture qui leur est présentée. Dans les protocoles classiques, le jeûne qui leur est imposé était donc long, d’au moins 22h. Or, cette administration unique à un moment précis de la journée pourrait remettre à zéro certains signaux métaboliques de l’organisme, calés sur le rythme circadien (le cycle de 24h d’une journée). L’importance du cycle circadien se voit déjà sur le simple critère du poids : les souris, animaux nocturnes, prennent plus de poids lorsqu’elles mangent uniquement la journée.  

Alors finalement, pour vivre plus longtemps, faut-il plutôt manger peu, ou manger peu ET au bon moment ? Pour démêler le vrai du faux, les chercheurs ont réparti des souris en cinq groupes. Tous étaient sous restriction calorique, avec comme seule distinction le moment de leur(s) repas. Le premier groupe mangeait tout au long de la journée et de la nuit. Le second et le troisième n’avaient qu’un seul repas, l’un en début de journée et l’autre en début de nuit, pour imposer un jeûne de 22 heures. Quant aux deux derniers, ils recevaient la nourriture de façon régulière l’un sur la période de jour, l’autre sur la période nocturne, afin de provoquer un jeûne de 12 heures. Un sixième groupe qui mangeait à volonté servait de groupe contrôle. 

35% de durée de vie supplémentaire avec une restriction calorique ciblée sur la journée 

Les résultats sont étonnants. Alors que les souris qui mangeaient en continu gagnent 10% d’espérance de vie juste grâce à la restriction calorique, les groupes qui y ajoutaient un jeûne nocturne gagnaient 20%. Mieux encore, les souris qui jeûnaient le jour et mangeaient la nuit, leur période d’activité naturelle, gagnaient 35% d’espérance de vie, soit neuf mois supplémentaires sur une vie moyenne de deux ans ! « Le résultat surprenant est que la réduction des calories de 30 à 40 % (ce qui est très important) ne prolonge la durée de vie que de 10 %« , explique à Sciences et Avenir Joseph Takahashi, premier auteur de l’étude. « Il est également surprenant que l’heure de l’alimentation soit le facteur le plus important (15% dûs à l’alignement circadien, 10% dûs au jeûne et 10% dûs aux seules calories) des trois facteurs de la durée de vie. »

Que le jeûne dure 22 ou 12 heures n’avait pas d’effet en soi, et les scientifiques en concluent qu’un jeûne de 12 heures sur la période de moindre activité (la nuit pour l’humain par exemple) est suffisant pour bénéficier de tout le potentiel de la restriction calorique. “Le vieillissement diminue l’expression de gènes liés au métabolisme, et augmente ceux de l’inflammation”, expliquent les auteurs dans l’étude. Ralentir de soi-même le métabolisme par un régime restrictif sur les périodes où le métabolisme naturel est à son point le plus élevé permet donc de contrebalancer cet effet du vieillissement. « L’horloge circadienne contrôle le métabolisme de pratiquement toutes les cellules et tous les tissus de l’organisme », pointe Joseph Takahashi. « Elle optimise le métabolisme pour traiter les nutriments dans une phase (phase active ou éveillée), tandis que dans la phase opposée, ces voies sont moins efficaces. »

Chez l’humain, des résultats encore maigres qui imposent la prudence 

Chez l’humain, peu de résultats sont encore disponibles. Il est en effet complexe d’imposer un régime contrôlé à des gens sur des années. Une étude parue dans Science en février 2022 a cependant levé le voile sur les conséquences d’un régime restrictif pour notre propre espèce, en imposant une restriction calorique de 14% à 100 personnes pendant deux ans. Si leur durée de vie n’a évidemment pas pu être mesurée, les chercheurs ont cependant relevé des bénéfices sur l’immunité. Le thymus, glande productrice de globules blancs et qui perd en efficacité avec l’âge, était régénéré chez les personnes au régime ! En revanche, des travaux révèlent qu’additionner la restriction calorique et la prise de repas dans les heures les plus actives de la journée (8h-16h dans l’étude) n’a pas d’effet sur la perte de poids chez l’humain obèse. 

Reste que la restriction calorique et le jeûne doivent être pratiqués avec prudence, sous peine de mettre sa vie en danger au lieu de la rallonger. “Une restriction calorique extrême – une réduction de 40 % des calories – est associée à une altération de la fonction immunitaire, ce qui peut entraîner des infections plus graves”, pointent les autorités de santé américaines. De plus, cette pratique n’est pas recommandée pour la perte de poids, puisqu’elle favorise une reprise derrière. “En cause : des modifications du métabolisme énergétique et la diminution de la masse corporelle métaboliquement active (masse maigre)”, explique l’Inserm. L’institut pointe également les risques “pour la santé osseuse, le système cardiovasculaire et les reins, ainsi que la possibilité de perturbations psychologiques de type anorexie/boulimie en cas de régime très strict”.  

Source: Sciencesetavenir.fr

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