High-Tech

Le monde de la recherche expose ses start-up au salon Vivatech de Paris

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C’est au salon annuel de la technologie « Vivatech », du 15 au 18 juin 2022 à Paris, que le CNRS ou l’institut Polytechnique de Paris ont promu leur start-up et dévoilé les innovations qui feront, peut-être, le monde de demain.

La recherche présentent ses dernières innovations au salon Vivatech

Stand du CNRS au salon Vivatech 2022 avec une quinzaine de start-ups présentées. 

CNRS

Le salon “Viva technology” se tient du 15 au 18 juin 2022 à Paris. Il réunit start-up, investisseurs, chercheurs et chefs d’entreprises pour exposer les dernières technologies et inciter à la collaboration entre tous les acteurs de l’innovation. Si la menace du « greenwashing » n’est jamais loin – témoin ces vélos écolos exposés par une compagnie pétrolière – Sciences et Avenir est allé dénicher les idées novatrices qui ne masquent pas d’agissements climaticides. Nous en avons trouvé du côté des stands de deux organismes français majeurs présents à Vivatech, l’Institut polytechnique de Paris et le CNRS. Chacun présente une dizaine de start-up auxquelles ils sont associés. En voici quelques-unes :

ROSI, pour recycler les cellules solaires

L’entreprise grenobloise ROSI créée en 2017, en collaboration avec le CNRS, se positionne dans une étape du cycle de vie des panneaux photovoltaïques encore mal gérée : la fin de vie des modules. Aujourd’hui les matériaux qui composent les cellules photovoltaïques ne sont pas recyclés car leur processus de fabrication implique une compression et un collage des différents matériaux entre eux, qu’il est très difficile de dissocier. ROSI répond à ce problème avec une technologie de séparation basée sur des processus chimiques, thermiques et mécaniques doux. « Notre procédé permet de récupérer le silicium ultra-pur des cellules ainsi que l’argent des fils servant à collecter le courant produit par chaque cellule, ce qui n’était pas possible avant, explique à Sciences et Avenir Guy Chichignoud, directeur technologique de ROSI. Notre innovation réside dans la possibilité de réutiliser ces matériaux quasiment à l’infini et de réduire l’empreinte carbone de l’industrie photovoltaïque de 90% ». L’entreprise sera bientôt capable de recycler jusqu’à 3000 tonnes de panneaux photovoltaïques par an, selon le chercheur.

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FunCell, du papier biosourcé et résistant

Cette start-up associée au CNRS en 2018, a développé un polymère biosourcé (dont le nom est gardé secret) qui, une fois incorporée dans le processus de fabrication des presses à papier classique, augmente de 2 à 3 fois la résistance mécanique de ce même papier, sec ou mouillé. « Les propriétés de cette molécule nous permettent également de réduire le grammage du papier tout en gardant la résistance d’une feuille de papier plus épaisse, explique à Sciences et Avenir Gilles Du Sordet, président chez FunCell. La molécule à l’avantage d’être non-toxique, que ce soit pour l’environnement ou l’être humain. Les usages sont donc multiples, que ce soit pour réduire la quantité de papier ou pour remplacer le plastique dans certains usages, comme l’alimentation ».

Selon FunCell, l’intégration de cet additif à la production mondiale de papier – estimée à 450 millions de tonnes par an – pourrait réduire la quantité de bois consommée de 30% pour le même nombre de feuilles produites. 

InSpek, une spectrométrie plus rapide et moins chère

En collaboration avec l’Institut Polytechnique de Paris, les ingénieurs de InSpek ont développé des capteurs miniaturisés et jetables utilisant la spectroscopie Raman (qui exploite le phénomène physique selon lequel un milieu modifie légèrement la fréquence de la lumière y circulant). Essentielle dans la surveillance des processus biologiques et chimiques de l’industrie pharmaceutique, biotechnologique et alimentaire, l’analyse spectrométrique analyse chaque constituant chimique et veille aux bonnes conditions de fabrication. « Notre innovation réside dans l’affranchissement des techniques habituelles souvent soit trop chères ou trop longues et sujettes à des écarts de processus et à un gaspillage induit par le prélèvements d’échantillons, indique Christopher Lieutaud, ingénieur en bioprocédés chez InSpek. Ici, la puce est implémentée directement dans le processus et permet donc une surveillance multiparamétrique en temps réel, autrement dit, un gain de temps et d’argent considérable pour les industriels. »

Carboneo, pour recycler le CO2 provenant de l’industrie

Créée en 2020, la jeune entreprise a comme objectif de recycler le dioxyde de carbone issu de l’industrie. C’est avec l’aide du CNRS que les ingénieurs de Carboneo ont développé un système basé sur des catalyseurs moléculaires – composés de métaux abondants comme le fer ou le cobalt – qui transforment le CO2 en CO (monoxyde de carbone) et O2 (dioxygène). Les deux gaz étant utiles dans les usines pharmaceutiques ou sidérurgiques, ils sont ensuite réintégrés dans les machines. « Grâce à notre innovation, 1kg de CO2 est transformé en 640g de CO et 360g de O2, décrit Dorian Joulié, directeur technologique de Carboneo. Avec un coût carbone de 100g pour l’électricité nécessaire à cette transformation, le procédé réduit ainsi les émissions de CO2 de 90% ». L’idée de l’entreprise est d’alimenter le circuit avec une électricité décarbonée pour réduire au maximum l’impact de l’industrie sur le changement climatique.

 

Source: Sciencesetavenir.fr

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