Santé

Le nombril, cet inconnu

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Le nombril, cet inconnu

Le nombril, cet inconnu
Vestige de notre vie placentaire, le nombril est un monde en soi. À observer de près. Non par égocentrisme mais par souci d‘hygiène et de prévention.
Vestige de notre vie placentaire, le nombril est un monde en soi. À observer de près. Non par égocentrisme mais par souci d‘hygiène et de prévention.

Notre cicatrice originelle est un carrefour intéressant de notre anatomie. Sensible aux tensions viscérales et intestinales, le nombril joue volontiers les lanceurs d’alerte pour de nombreuses pathologies impliquant d’autres organes. Comme une maladie de l’estomac (ulcère, gastrite…) ou des intestins (maladie de Crohn, colopathie…). Ainsi, une douleur irradiant du nombril vers le bas du côté droit de l’abdomen peut faire raisonnablement songer à une appendicite aiguë.

 

Douleurs, rougeurs, suppurations…

Serait-il le siège soudain d’une bosse ou d’une poche? On invoque fatalement une hernie ombilicale. Pas de panique! Les complications de l’étranglement, responsable de vives douleurs, sont rarissimes. Plus fréquentes, les rougeurs ou démangeaisons peuvent être le signe d’une omphalite, caractéristique d’une mycose, ou de pathologies dermatologiques telles que le psoriasis ou l’eczéma. Le voilà maintenant qui sécrète un étrange écoulement? Cela peut laisser présager la présence d’un kyste, d’un nodule ou d’une fistule. Des cas rares mais qui nécessitent de consulter au plus vite.

 

Des bactéries à profusion

 

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Ce sont elles qui provoquent l’odeur si particulière du nombril. Car, il faut l’avouer, ce tout petit trou peut sentir fort. En 2011, à l’université de Caroline du Nord, aux USA, des chercheurs ont exploré le nombril d’une soixantaine d’individus. Résultat: près de 1 400 espèces de bactéries y mijotent dans un « climat » chaud et humide. Seule une quarantaine d’entre elles serait présente dans 80% des nombrils. Plus étonnant encore, ces bactéries produisent des odeurs particulières qui influeraient sur le comportement humain. Selon les auteurs de l’étude, elles agiraient comme des barrières protectrices contre les agents pathogènes.

Une hygiène à ne pas négliger

S’il n’est pas question de se le triturer à longueur de journée (c’est une zone fragile qui peut s’irriter facilement), il est néanmoins important de penser à le nettoyer au moins une fois par semaine afin d’en expulser les hôtes indésirables. Vous pouvez, par exemple, utiliser un coton-tige savonné pour bien nettoyer l’intérieur de l’orifice. Une astuce consiste à le tamponner d’un peu d’huile (celle de votre choix) avant de prendre votre douche. En se liant à la saleté, l’huile permet un bon nettoyage.

Un impératif: ne pas oublier de bien rincer et sécher pour ôter toute humidité. Cette hygiène du nombril est d’autant plus importante pour les personnes en surpoids ou obèses, les plis du ventre pouvant favoriser aussi la propagation de mycoses.

Merci au Dr Nina Roos, dermatologue

Source: Notretemps.com

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