Le sureau noir, l’allié naturel idéal contre le rhume

Le sureau, l'allié idéal contre le rhume

Utilisées en infusion ou en tisane, les fleurs de sureau noir ont tout ce qu’il faut pour combattre les petites et grandes infections respiratoires de l’hiver. Sa consommation n’est toutefois déconseillée aux enfants de moins de 12 ans, aux femmes enceintes et allaitantes. Explications du Dr Jean-Christophe Charrié, médecin généraliste phytothérapeute.

D’origine européenne, le sureau noir (Sambucus nigra) est un arbuste qui pousse facilement en France dans des endroits légèrement humides, tels que les bois, le bord des cours d’eau ou les terrains vagues. Ses rameaux ligneux contiennent une moelle blanche et ses feuilles, opposées, sont composées de 5 à 7 folioles ovales à bords dentés, aigus à l’extrémité. Ses fleurs blanches sont dressées vers le ciel et assemblées en corymbes. Elles donnent de petites baies noires et luisantes.

Son écorce, ses fleurs et ses baies sont traditionnellement utilisées en phytothérapie et chaque partie de la plante peut intégrer une “pharmacie de campagne”. Toutes cependant ne bénéficient pas de suffisamment d’études scientifiques et seules les fleurs, pareilles à de larges ombrelles blanc ivoire, sont reconnues efficaces contre le rhume par l’Agence européenne des médicaments.

Le sureau agit contre le rhume et l’état grippal

Les fleurs de sureau concentrent les principes actifs respiratoires : des flavonoïdes antioxydants, des triterpènes fortement antiinflammatoires, et des mucilages qui améliorent la fluidité et l’évacuation des sécrétions du nez et des bronches. Elles aident également à mieux éliminer les toxines et à faire baisser la fièvre.

En pratique, les fleurs de sureau sont donc à utiliser en cas de rhume, de mal de gorge, de toux, de bronches encombrées et de syndrome grippal. Comme elles calment les douleurs musculaires, les courbatures par exemple, elles sont particulièrement précieuses en temps de grippe ! Enfin, elles contrebalancent les effets négatifs des allergènes respiratoires, ce qui évite les complications de l’asthme, comme les surinfections bronchiques.

Comment préparer une tisane de sureau efficace ?

Les fleurs sont cueillies en mai, puis séchées au sec et à l’ombre. Lorsqu’elles jaunissent, c’est alors le signe qu’elles sont prêtes à l’emploi et de qualité. L’Agence européenne du médicament recommande de les préparer en tisane dès les premiers symptômes de nez bouché ou nez qui coule, éternuements, yeux larmoyants…

La bonne dose : 2 à 5 grammes de fleurs séchées par tasse, à laisser infuser 10 minutes pour que soient extraits tous les principes actifs, une tasse trois fois par jour. On peut encore, pour plus d’efficacité sur des bronches encombrées et irritées, les associer aux fleurs de mauve, en tisane expectorante.

Vous n’aimez pas les tisanes ? Des solutions à base de teinture-mère ou d’extrait fluide de sureau noir peuvent être préparées par le pharmacien, à réserver à l’adulte quand elles contiennent de l’alcool.

La durée : ce traitement médicinal ne doit pas se prolonger plus d’une semaine et, bien sûr, en cas de fièvre élevée et persistante ou de signes respiratoires qui ne s’améliorent pas dans les deux, trois jours, mieux vaut prendre l’avis de son médecin traitant.

Le sureau est-il dangereux ? Quelles précautions d’usage ?

L’Agence européenne des médicaments déconseille, par précaution, son usage aux enfants de moins de 12 ans, ainsi qu’aux femmes enceintes ou qui allaitent. Selon le Dr Charrié, “ces précautions ne sont toutefois pas justifiées le temps d’un rhume et aux doses utilisées.” 

Le sureau noir est en revanche contre-indiqué aux personnes souffrant de la maladie de Parkinson, en déficit de dopamine, un neuromédiateur que freine la plante, ou en cas de diabète, la plante pouvant moduler le taux d’insuline et déséquilibrer la glycémie. Le spécialiste émet également une réserve pour les personnes dont le risque de cancer est plus élevé, par exemple un gros fumeur ou un homme ayant un taux de PSA – l’antigène spécifique de la prostate – supérieur à la normale et dont la prostate est sous surveillance, car le sureau noir stimule la croissance cellulaire.

Quant à la cueillette de ses petits fruits rouges, noirs quand ils sont mûrs, méfiance ! Manger des baies crues ou insuffisamment cuites n’est pas une bonne idée : cela risque en effet d’entraîner des désordres gastro-intestinaux, surtout chez les enfants.

Source: SanteMagazine.fr

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