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Législatives 2022 : à Paris, une compétition dominée par les femmes

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Désormais les listes sont figées. A Paris comme ailleurs, toutes celles et ceux qui souhaitaient participer aux élections législatives des 12 et 19 juin ont fini de s’enregistrer et le ministère de l’intérieur a publié, lundi 23 mai, la liste officielle des candidatures. Avec plusieurs surprises.

D’Arnaud Abel à Pauline Zeka Lema, en passant par quelques personnalités, comme l’écologiste Julien Bayou, l’humoriste Laurent Baffie (Parti animaliste) ou la porte-parole du gouvernement, Olivia Grégoire, la préfecture a validé les candidatures de 221 personnes. C’est 41 % de moins que lors du précédent scrutin, en 2017, où 374 candidats s’étaient affrontés. Dans chacune des 18 circonscriptions, les électeurs auront ainsi le choix entre une douzaine de noms, au lieu d’une vingtaine en 2017.

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Cette chute marquée tient largement à l’union réalisée dans les deux principaux camps, la gauche et la majorité présidentielle. A gauche, la Nouvelle union populaire, écologique et sociale (Nupes) présente un seul candidat dans chaque circonscription, alors que les écologistes, les socialistes, les communistes et La France insoumise (LFI) s’étaient lancés de façon concurrente lors des précédentes législatives. La majorité présidentielle fait de même sous l’appellation Ensemble !.

Le nombre de candidats aurait pu être encore plus réduit si l’extrême droite ne s’était, elle, divisée. Le Rassemblement national de Marine Le Pen et Reconquête !, le parti d’Eric Zemmour, alignent des candidats distincts dans toutes les circonscriptions. S’y ajoutent quatre souverainistes. Compte tenu de leurs scores passés à toutes les élections parisiennes précédentes, ces candidats à droite de la droite n’ont pratiquement aucune chance d’être élus. En revanche, ils feront gagner un peu d’argent à leurs mouvements. En France, toute voix obtenue au premier tour des législatives rapporte 1,64 euro de subvention publique par an pendant cinq ans aux partis qui publient leurs comptes et récoltent au moins 1 % des suffrages exprimés dans au moins 50 circonscriptions.

Le relativement faible nombre de candidats à l’échelle de Paris s’explique aussi par la quasi-absence de dissidences, à gauche comme à droite. L’union des quatre principaux partis de gauche menée par Jean-Luc Mélenchon n’a ainsi débouché que sur une candidature indépendante, celle de la socialiste Lamia El Aaraje dans la 15e circonscription, qui couvre une partie du 20e arrondissement. Députée pendant un an avant que son élection soit invalidée en raison de la présence d’un imposteur parmi les candidats, cette proche d’Anne Hidalgo a choisi de maintenir sa candidature bien que les accords conclus au sein de la Nupes aient réservé cette circonscription très à gauche à Danielle Simonnet (LFI).

Source: lemonde.fr

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