Les leaders du monde atteints du coronavirus ont-ils changé de discours après leur contamination?

Les élites politiques ne sont pas épargnées par le Covid-19, bravant parfois même le danger en serrant des mains et ne respectant pas les distances physiques. Pour certains leaders, leur propre maladie a fait changer leur politique par rapport à la crise sanitaire. Mais d’autres persistent et signent contre le confinement et les mesures sanitaires strictes. 

Au Royaume-Uni, le premier ministre Boris Johnson avait été admis aux soins intensifs en avril. Au Brésil, le président Jair Bolsonaro, positif au Covid-19, est resté en quarantaine jusqu’à ce samedi. En Bolivie, c’est aussi le cas de la présidente Jeanine Anez.

Aux Etats-Unis, le gouverneur de l’Oklahoma Kevin Stitt, anti-confinement, est contaminé. Au Burundi, le président Pierre Nkurunziza est officiellement mort en juin d’un arrêt cardiaque, mais beaucoup de Burundais pensent qu’il est décédé du coronavirus. Partout dans le monde, des dizaines de ministres et d’élus ont été contaminés.

Johnson prudent

Parmi ceux qui ont changé de discours après leur maladie, on compte Boris Johnson. Alors qu’il serrait des mains au début de la pandémie, il est devenu très prudent : “Je dois continuer ma quarantaine jusqu’à la fin des symptômes. Mais nous travaillons tout le temps sur notre programme pour vaincre le virus.”

Au Burundi, le successeur de Pierre Nkurunziza a imposé une volte-face à son pays, qui avait d’abord ignoré l’épidémie. “Dès maintenant nous commençons une campagne de lutte contre la pandémie au Burundi sous le thème “Je guéris, je ne contracte pas et je ne contamine pas””.

Bolsonaro opposé au confinement

Au Brésil, Jair Bolsonaro reste lui opposé au confinement. Le président brésilien Jair Bolsonaro, contaminé par le coronavirus, s’est promené jeudi à moto et s’est entretenu sans masque avec des balayeurs près de sa résidence à BrasiliaIl dit suivre un traitement qui n’a pas prouvé son efficacité. “Je ne recommande rien. Consultez votre médecin. Mon médecin militaire a recommandé l’hydroxychloroquine. Ça a marché. Je vais bien, Dieu merci.

Aux Etats-Unis, le gouverneur de l’Oklahoma reste quant à lui opposé au confinement. Son président, Donald Trump lui n’a pas été contaminé, mais il a changé de discours dernièrement : désormais il porte le masque. Objectif: remonter dans les sondages en vue des prochaines élections présidentielles.

Source: rtbf.be

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