Malmedy : toutes les bières trappistes du monde rassemblées au Mondial des Trappistes

Toutes les bières labellisées “Authentic Trappist Product” (produit trappiste authentique) rassemblées en un seul endroit, le fait est assez rare et plus encore, sans doute, quand cela se passe en pleine nature.

Ce week-end, le Moulin du Bayehon, un établissement niché au cœur d’une forêt de Malmedy, organise son 3e Mondial des Trappistes. Douze brasseries dans le monde ont le fameux label. Ensemble, elles produisent un total de 38 bières différentes. Toutes peuvent être dégustées au Mondial des Trappistes.

Jean-Yves Gilson, l’organisateur de l’événement explique : “Le but, c’est de rassembler toutes les trappistes du monde entier, d’offrir toutes ces bières dans leurs verres d’origine. Généralement, on connaît les trappistes belges, les six grandes abbayes belges. Mais, à côté de cela, il existe des abbayes à l’étranger aux Pays-Bas, en Autriche, en Italie, aux Etats-Unis et en Angleterre. Il y a un certain nombre de critères à respecter pour obtenir le label. C’est notamment d’être brassée par des trappistes, dans leur propre abbaye, et que l’intégralité des profits soit utilisé à des fins caritatives.”

Les bières trappistes sont souvent considérées comme des bières fortes. Or, ce n’est pas forcément le cas. “Il y a plusieurs trappistes, notamment la Chimay dorée, qui titrent moins qu’une pils normale.”, relève en effet Jean-Yves Gilson.

Des découvertes appréciées

A une table, ce samedi, voici deux amateurs, venus à vélo. “En lisant la presse, j’ai vu qu’il y avait le Mondial des Trappistes. J’ai proposé à mon neveu de faire une balade à vélo et de s’arrêter au milieu de la balade pour boire une bonne bière trappiste.” Le choix du neveu a été : “Une bière autrichienne. Je ne la connaissais pas du tout, mais elle m’a fait de l’œil. Elle a beaucoup de goût. Assez plate mais les moines ont bien travaillé.”. L’oncle, lui, déguste : “Un Orval de 2018. Je suis resté dans le mode belge, moi. J’ai pris d’abord une Trappiste de Rochefort. Je reste dans ce que je connais.”. Tous deux avouent que jusque-là, ils ne connaissaient pas les trappistes étrangères proposées.

Quelques tables plus loin, cet autre amateur, après avoir bu une Chimay, s’apprête à déguster : “Une Scala Coeli, c’est une Italienne, que je ne connais pas du tout. C’est un peu le but aussi aujourd’hui de la visite, c’est de pouvoir essayer des bières trappistes qu’on ne connaît pas. J’aime les trappistes en elles-mêmes. Il y a vraiment des goûts bien spécifiques. Et c’est surtout ce qu’il y a derrière, l’esprit des trappistes qui, moi, m’intéresse. On sait que ce sont les moines trappistes qui les font.”. Après la première gorgée de cette Scala Coeli, brassée par l’abbaye de Tre Fontane, au sud de Rome, il nous confie : “Sincèrement, je ne suis pas déçu du tout. Elle me plaît bien, par rapport à d’autres qui sont plus lourdes ou plus marquées en tout cas. C’est une belle découverte pour moi.”

 

Source: rtbf.be

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