Marseille : Comment une guinguette cuisine grâce au soleil

La guinguette Le Présage et son immense miroir solaire.
La guinguette Le Présage et son immense miroir solaire. — Adrien Max / 20 Minutes
  • La guinguette Le Présage a posé ses fourneaux alimentés par le soleil dans le futur écoquartier des Fabriques, à Marseille.
  • L’objectif est de continuer le rodage de ce concept qui verra le jour sous forme de restaurant bioclimatique d’ici quelques mois sur le technopôle de Château-Gombert.

Un présage annonçant un « futur délicieux ». La guinguette Le Présage a posé ses fourneaux depuis le 1er septembre à quelques encablures du marché aux puces, sur le futur écoquartier des Fabriques, dans le 15e arrondissement de
Marseille. Un container a été recyclé en petit restaurant d’apparence ordinaire, sauf lorsqu’on prête attention à l’immense miroir parabolique installé juste derrière. Car ici, on cuisine avec l’énergie
solaire.

Le miroir renvoie les rayons du soleil vers ce point de chauffe, qui lui même alimente la table coup de feu digne des restaurants professionnels.
Le miroir renvoie les rayons du soleil vers ce point de chauffe, qui lui même alimente la table coup de feu digne des restaurants professionnels. – Adrien Max / 20 Minutes

« Les rayons du soleil se réfléchissent dans cet immense miroir, de fabrication allemande, qui vient alimenter un point de chauffe qu’on a nous-même fabriqué. On peut atteindre jusqu’à 450 degrés et l’énergie solaire est diffusée sur une plaque coup de feu, comme dans les cuisines professionnelles. On peut donc saisir les aliments, les faire mijoter, les laisser au chaud », explique Pierre-André, à l’origine du concept. La cuisine solaire est très répandue en Inde, elle est aussi utilisée par certains particuliers en France.

Le Présage en rodage

Au menu de ce vendredi, pour les entrées : chiffonnade de melon, poutargue et poivrons grillés, herbes folles, concombre et pommes de terre et côté plats : dahl de lentilles à la provençale, riz de Camargue aux légumes de fin d’été ou pavé de thonine à l’Aubagnaise avec son bol de riz. Que des produits frais, de saison et locaux. Seul absent, le soleil. « Avec ce temps-là, on a tout juste de quoi réchauffer les aliments, donc pour le moment on a encore recours à l’électricité en cas de mauvais temps », admet Benjamin.

La table coup de feu alimentée par la chaleur du soleil.
La table coup de feu alimentée par la chaleur du soleil. – Adrien Max / 20 Minutes

Après un premier test à Aubagne en 2017, Le Présage poursuit son rodage. « On aimerait pouvoir installer une petite unité de méthanisation pour recycler nos déchets et produire de l’électricité quand le soleil nous manque. Pour l’instant, c’est compliqué au niveau réglementaire mais ça avance doucement », espère Pierre-André. « On a confié notre deuxième miroir à des étudiants de Polytechnique pour réfléchir à des solutions pour accumuler la chaleur sur deux, trois jours. La thèse vient d’obtenir les financements, donc c’est parti », se réjouit Benjamin.

Une cuisine d’anticipation qui devient réalité

Le Présage – « anagramme d’asperge, que l’on retrouve dans les collines sous forme sauvage et qui renvoie à la cueillette, à la proximité avec la nature, mais qui évoque aussi une cuisine d’anticipation pour que ce présage devienne une réalité tout en racontant une histoire » –, affiche tous les jours complet depuis le deuxième jour d’ouverture début septembre. « On s’appuie depuis le début sur une communauté fidèle qui nous suit dans nos projets. On a aussi été un peu la bonne nouvelle de l’été dans cette période un peu morose, donc ça cartonne », se félicitent les deux compères.

La guinguette Le Présage est encore en rodage avant l'ouverture d'un restaurant dans quelques mois.
La guinguette Le Présage est encore en rodage avant l’ouverture d’un restaurant dans quelques mois. – Adrien Max / 20 Minutes

Avec l’espoir d’ouvrir rapidement leur restaurant sur le technopôle de Château-Gombert. « C’est un peu un tour de chauffe avant Château-Gombert, on a obtenu le permis de construire mais il y a encore quelques trucs à voir. Ce sera un bâtiment bioclimatique, avec un jardin alimenté par les eaux usées et traitées du restaurant. Il y a un vrai écosystème à créer, comment mieux consommer et réintroduire nos déchets. L’objectif est d’avoir ce restaurant comme vaisseau amiral, et plusieurs guinguettes », expliquent les deux compères. D’ici là, ils vont tenter d’améliorer encore les fourneaux, d’intégrer un four, mais aussi l’installation de panneaux solaires sur le toit de la guinguette pour alimenter les frigos. Avec un objectif clair : régaler en produisant plus d’énergie qu’ils n’en consomment.

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Source: 20minutes.fr

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