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Nos conseils pour un jardin qui ne coûte rien (et qui rapporte!)

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Des solutions existent pour embellir et entretenir son carré de verdure à moindres frais, voire en tirer quelques revenus.

Tout jardinier ne cesse d’imaginer, de rêver : un nouveau rosier, un arrosage automatique, une tondeuse électrique silencieuse… Autant d’envies qui finissent par impacter le budget familial. Pour limiter les frais, on utilise tous les moyens qui permettent d’économiser sur les divers postes de dépenses, en ayant notamment recours aux cadeaux offerts par la nature. On peut également louer son outillage, et même son jardin !

Réduire ses factures

Je passe au compost

De 30 à 40 % du contenu de nos poubelles sont composés de déchets organiques. En les recyclant dans un compost, on économise sur le coût d’enlèvement des ordures tout en créant un terreau de qualité, qui finit par coûter cher quand on doit l’acheter. Marc de café, épluchures, boîtes à oeufs en carton, papiers essuie-tout blancs, cendres, tontes de la pelouse, fleurs fanées, feuilles mortes… Cet humus nourricier apprécie presque tout, à l’exception des produits d’origine animale.

Astucieux, le compost 2-en-1.

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Si vous ne disposez que d’un petit jardin ou d’une terrasse, pourquoi ne pas réunir dans un même bac, facile à bricoler, les déchets organiques qui serviront de nutriments aux végétaux plantés dedans ? Telle est l’idée de l’ingénieux Recyplant, un potager-composteur conçu par Jean-Paul Tranchant, agronome jardinier. A la clé, la promesse de recycler 3 kg de déchets par semaine, et de récolter 30 kg de légumes et de fruits par an. A découvrir dans Un potager-compost sur ma terrasse, éd. Alternatives, 13,50 €.

Je pratique le paillage

Paille, foin, cartons ou branchages finement broyés constituent un paillage fort utile pour protéger la vie du sol, éviter l’apparition des mauvaises herbes et maintenir une bonne humidité – un atout pour réduire sa consommation d’eau. A étaler en couche bien épaisse sur les plates-bandes de fleurs comme au potager, ou autour des arbres fruitiers, afin d’activer leur fructification.

© Getty Images/iStockphoto

Faire des économies

Je prépare mes engrais

On opte pour les macérations naturelles qui ne coûtent rien, comme le purin d’ortie, riche en azote, un nutriment nécessaire à la croissance des plantes. On fait macérer les feuilles d’orties plusieurs jours dans de l’eau, que l’on filtre et dilue avant utilisation. Pierre le jardinier, star de TikTok, suggère de conserver les pelures d’oignons, également très riches en azote, de les laisser baigner dans 1 l d’eau 24 à 48 h et, sans aucune dilution, d’en arroser ses plantations.

Recyclage express

Pour faire fructifier tomates et poivrons, Pierre Berghof, cultivateur, invite à concasser les coquilles d’œufs, riches en calcium, et à les placer au pied des plants. Idem avec la peau des bananes bio coupée en petits morceaux, à répartir autour des hortensias et rosiers pour une meilleure floraison. Et, avant de jeter votre bouteille de lait vide, diluez ce qui reste au fond avec de l’eau et arrosez-en vos pieds de tomates : ils résisteront mieux aux maladies. Retrouvez d’autres conseils dans son livre Réussir son potager (éd. Marabout, 19,90 €).

J’échange des graines
On participe aux bourses aux graines pour trouver de nouvelles semences, sans rien débourser. Grainesdetroc.fr ou Labouture.fr permettent de repérer les vide-jardins ou trocs de plantes organisés autour de chez soi. Et sur le site Plantezcheznous.com, il est possible de passer des petites annonces pour échanger ses semis ou indiquer ceux que l’on recherche.

Je fais durer mes plants

Les plantes vivaces ne le sont que quelques années. Après, les ressources du sol dans lequel elles sont implantées s’épuisent. Plutôt que d’en acquérir de nouvelles, on déplace les touffes d’iris, campanules, asters, dahlias et chrysanthèmes, et aussi les fraises, framboisiers ou pommes de terre : ragaillardies grâce à un nouveau sol, elles seront plus résistantes aux maladies, comme l’oïdium ou la rouille. Pour une opération réussie, on suit le pas à pas que Philippe Ferret, spécialiste des jardins, détaille dans Des plantes pour zéro euro (éd. Larousse, 5,95 €).

Je maîtrise l’arrosage

Au potager, on s’abstient d’utiliser exclusivement l’eau du robinet, coûteuse et trop riche en sel. On récupère l’eau de pluie et celle qui a servi à laver la salade ou à cuire les légumes à la vapeur. Aux beaux jours, on arrose avant ou après les heures les plus chaudes, afin que l’eau ne s’évapore pas avant de pénétrer la terre. Dans son guide Un jardin résistant aux changements climatiques (éd. Solar, 8,90 €), Sylvie Ligny, ingénieure horticole, explique aussi comment fabriquer des ollas (ou oyas), en enterrant de vieux pots en terre cuite remplis d’eau, puis fermés par une soucoupe : la terre cuite, poreuse, va alors diffuser l’eau par capillarité dans les sols.

Je repousse les nuisibles

Pour éloigner les insectes, rien de mieux que de planter côte à côte des « plantes compagnes ». Par exemple, on alterne laitues et choux, plus résistants, afin d’éviter de voir un rang de salades décimées. Ou on les fait cohabiter avec des aromatiques : l’ail est excellent pour faire fuir les pucerons, la sauge ou la lavande officinale, pour éloigner les fourmis.

Photovoltaïque : gagner en autonomie

Un projet fou ? « Non, c’est à la portée de tous« , assure Tristan Urtizberea, ingénieur, auteur de Produire son électricité (éd. Ulmer, 15,90 €). « Avec 3.000 à 5.000 € et une mise en place simple, par exemple sur le toit d’un abri de jardin, on produira largement assez d’électricité pour alimenter équipements et tondeuse durant 30 ans ! Le plus ardu, c’est de bien évaluer ses besoins. » Ensuite, on trouve des kits complets, panneaux solaires, batteries… en GMS de bricolage, et aussi sur Myshop-solaire.com, qui assure un conseil technique précieux.

© Getty Images/iStockphoto

Mon jardin me rapporte

Je le loue pour une fête

Selon Pascale Krieff, cofondatrice de Jardins-prives.com, « cela peut rapporter 3.000 à 4.000 € par saison, de mai à septembre« . Comptez en effet de 150 à 300 € la location à la journée. Et si on a la chance de disposer d’un jardin d’exception, on peut atteindre jusqu’à 1.500 € par jour, pour un mariage, par exemple. « Les espaces à proximité d’un centre urbain sont aussi prisés. Enfin, les jardins étant souvent loués pour des anniversaires, des jeux d’extérieur pour enfants sont appréciés, a fortiori une piscine !« , ajoute-t-elle. Que prévoir ? Un chèque de caution et des frais de ménage, comme pour un appartement loué. Et une assurance. Celle de la maison couvre, en principe, le jardin, mais en déclarant à son assureur son activité de location, les garanties peuvent être étendues, pour une trentaine d’euros par an.

Je partage mon potager

Pas assez de temps ou guère d’aptitudes pour les plantations et l’entretien ? Vous pouvez mettre une partie de vos espaces verts à disposition d’un jardinier chevronné – charge à ce dernier d’y cultiver un potager. En contrepartie, vous recevrez une partie de la récolte. Pour publier votre annonce, rendez-vous sur le site Pretersonjardin.com.

Je vends ma production

Tomates, haricots verts, verveine, prunes… il n’est pas rare d’être débordé par sa production personnelle. On peut évidemment donner le surplus, ou bien le vendre : en tant que particulier, c’est autorisé. On n’est d’ailleurs pas imposable tant que ce commerce accessoire se fait sur moins de 500 m2, dans un jardin attenant à la maison principale ou secondaire. Où vendre ? Pas sur un marché mais à domicile, ou sur des sites dédiés, tels Directpotager.fr ou Lepotagerdacote.fr.

J’amortis mes outils

Entretien, réparation… la facture du matériel ne se limite pas au prix d’achat. Or, on n’a pas l’usage d’un motoculteur ou d’une débroussailleuse tous les jours. Plutôt que de les remiser, on les propose à la location sur Leboncoin.fr ou Kiwiiz.fr, le site d’entraide entre particuliers. Compter entre 5 et 50 € par jour.

Et si j’élevais des poules ?

Installer un poulailler chez soi, c’est la garantie d’être approvisionné en œufs frais à longueur d’année ou presque, selon l’espèce choisie. Mais attention à la surproduction, car la vente des oeufs répond, en principe, à des règles strictes : obtention d’un numéro de producteur, déclarations préalables diverses, normes d’hygiène, étiquetage, etc. Autant les donner…

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Source: Femmeactuelle.fr

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