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Primaire démocrate : Bernie Sanders et Pete Buttigieg confirment dans le New Hampshire, Joe Biden en perdition

Pete Buttigieg et Bernie Sanders lors du débat télévisé du New Hampshire, le 7 février 2020.
Pete Buttigieg et Bernie Sanders lors du débat télévisé du New Hampshire, le 7 février 2020. — Charles Krupa/AP/SIPA
  • Après sa seconde place dans l’Iowa, Bernie Sanders a remporté la primaire du New Hampshire, mardi soir.
  • Pete Buttigieg, le talonne, et devrait obtenir autant de délégués.
  • En pleine déroute, Joe Biden a zappé sa soirée électorale pour se rendre en Caroline du Sud, où il jouera sa tête dans deux semaines.

On prend les mêmes, et on recommence dans l’ordre inverse. Une semaine après l’Iowa, c’est Bernie Sanders qui est arrivé en tête de la primaire du New Hampshire devant
le jeune Pete Buttigieg et la centriste Amy Klobuchar. Sur les résultats presque définitifs, Sanders décroche 25,7 %, contre 24,4 % à Buttigieg et 19,7 % Klobuchar, qui continue sur sa dynamique positive.

Les grands perdants sont Elizabeth Warren (4e avec 9,3 %) et Joe Biden (5e, 8,4 %), qui n’obtiendront aucun délégué dans cet Etat (ils sont attribués à la proportionnelle entre les candidats récoltant au moins 15 % des voix).

« Le début de la fin pour Donald Trump », clame Sanders

Devant des supporteurs en liesse, Bernie Sanders a revendiqué la victoire et l’a promis : « Ce soir, c’est le début de la fin pour Donald Trump, (…) le président le plus dangereux de l’histoire moderne » américaine. Reprenant ses thèmes favoris (santé pour tous, annulation de la dette étudiante), Sanders a dénoncé « les candidats qui acceptent l’argent de milliardaires ». Une pique destinée à Pete Buttigieg, qui fait régulièrement des levées de fonds dans la Silicon Valley et compte un ancien de Goldman Sachs dans son équipe. Son pitch pour la victoire : « On a créé une organisation de terrain de la côte est à la côte ouest, avec une coalition multigénérationnelle et multiraciale. »

Buttigieg se pose en « leader d’une nouvelle génération »

S’exprimant quelques minutes avant, Pete Buttigieg a remercié ses supporters et son partenaire Chasten, « l’amour de (sa) vie ». Il a joué la carte du renouveau, reprenant l’une de ses formules préférées : « Pour ces défis d’une nouvelle époque, il faut un leader d’une nouvelle génération. » Félicitant Bernie Sanders pour sa performance, il a subtilement insisté sur leurs 40 ans d’écart : « J’admirais le sénateur Sanders quand j’étais au lycée (une allusion à une dissertation qu’il a écrite sur Bernie Sanders), et j’ai beaucoup de respect pour lui aujourd’hui. » Pour battre Donald Trump, ça se jouera selon lui au centre « en unissant les démocrates, les indépendants et des ex-républicains. »

Amy Klobuchar veut continuer sur son élan

La sénatrice du Minnesota a fait mieux que prévu dans l’Iowa et a réussi à faire passer son message centriste lors du débat dans le New Hampshire. Elle récidive mardi, avec près de 20 % des voix alors qu’elle était à moins de 7 % dans les sondages il y a dix jours. Surfant sur son « Klomentum » (le momentum, ou élan, de Klobuchar), elle s’est représentée lors de son discours : « Hello l’Amérique, je suis Amy Klobuchar et je vais battre Donald Trump. » Elle se pose en rassembleuse face « au diviseur en chef ». Comme Buttigieg, elle mise sur une coalition « de démocrates, d’indépendants et de républicains modérés ».

Au fond du trou, Biden part direct en Caroline du Sud

Plus dure sera la chute. Alors qu’il était encore au coude-à-coude dans le New Hampshire avec Bernie Sanders dans les sondages il y a un mois, Joe Biden finit en cinquième position. Après sa quatrième place de l’Iowa. Sentant la déroute venir, l’ancien vice-président a zappé sa soirée électorale et s’est rendu en Caroline du Sud, d’où il est exprimé brièvement. « Je le répète souvent, il est impossible de remporter la nomination du parti démocrate ou l’élection présidentielle sans un fort soutien des électeurs black & brown (un qualificatif ethnique qui englobe la plupart des minorités aux Etats-Unis) », a martelé Biden aux côtés de supporters afro-américains, citant en exemple Jimmy Carter, Bill Clinton ou Barack Obama. Après deux défaites, l’ancien vice-président va jouer sa tête en Caroline du Sud, le 29 février, qui est censé lui servir de tremplin avant le « Super Tuesday », le grand rendez-vous du 3 mars où une douzaine d’Etats votent en même temps. L’ancien porte-parole du parti républicain Doug Heye résume ainsi la situation : « Ça va être les 18 jours les plus longs de sa vie politique. On va voir si la Caroline du Sud est son firewall (bouclier) ou son Waterloo. »

Source: 20minutes.fr
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