En ce Moment

Remaniement : le numérique confié au député du MoDem Jean-Noël Barrot, peu connu pour son action dans le secteur

Publicité

Vacant dans le gouvernement Borne 1, le poste de responsable du numérique a été pourvu dans la nouvelle équipe désignée lundi 4 juillet, avec l’arrivée de Jean-Noël Barrot, une personnalité peu connue pour son action dans le secteur. Sa nomination au titre de « ministre délégué chargé de la transition numérique et des télécommunications » permet, en tout cas, de donner des gages à son parti, le MoDem, au sein de la majorité.

Né en 1983, Jean-Noël Barrot a été élu pour la première fois député en 2017, sous les couleurs du parti de François Bayrou, dont il est le secrétaire général depuis décembre 2018. Au sein de l’Hémicycle, il a occupé pendant près de cinq ans les fonctions de vice-président de la commission des finances et s’est vu confier en 2017 une mission de réflexion sur les pistes de réforme de l’Assemblée nationale. En 2021, Jean Castex lui a commandé un rapport sur l’accompagnement économique des territoires à la sortie de la crise du Covid-19.

Publicité

Fils de Jacques Barrot (anciennement ministre de plusieurs gouvernements de droite, vice-président de la Commission européenne de 2004 à 2009 et membre du Conseil constitutionnel de 2010 à 2014) et petit-fils de l’ancien résistant devenu député Noël Barrot (1958-1966), Jean-Noël Barrot a une formation d’économiste. Il enseigne à HEC, sur le thème de la finance d’entreprise. M. Barrot est nommé avec un titre de ministre délégué, supérieur dans l’ordre protocolaire à celui de secrétaire d’Etat qu’occupait son prédécesseur Cédric O. Cette évolution – souhaitée par de nombreux acteurs de l’écosystème – lui permettra d’assister systématiquement au conseil des ministres.

Reste à savoir si cela lui permettra de peser davantage que Cédric O, qui bénéficiait d’une proximité personnelle avec le président de la République. Parmi les dossiers qui attendent M. Barrot, on trouve le suivi de la mise en œuvre de deux vastes textes européens de régulation des grandes plates-formes telles que Google, Facebook, Amazon ou Apple : le Digital Markets Act sur le volet économique et le Digital Services Act sur la modération des contenus. L’interdiction aux mineurs de l’accès aux sites pornographiques est aussi un dossier sensible en cours.

M. Barrot aura peut-être aussi à mettre en musique quelques propositions du programme de M. Macron pour 2022, comme le contrôle parental par défaut sur les smartphones, tablettes et ordinateurs, ou la lutte contre le harcèlement en ligne. L’élu du MoDem aura également pour défi de prolonger la politique du gouvernement en matière de souveraineté numérique. La France devra se positionner sur le projet d’accord transatlantique sur le transfert des données annoncé par Washington et Bruxelles et déjà contesté juridiquement.

Source: lemonde.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page