En ce Moment

Remaniement : Sarah El Haïry revient au gouvernement comme secrétaire d’Etat à la jeunesse

Publicité

Sarah El Haïry revient en terrain connu. La députée de 33 ans a été nommée secrétaire d’Etat chargée de la jeunesse, lundi 4 juillet, un poste qu’elle a déjà occupé de juillet 2020 à mai dernier aux côtés de Jean-Michel Blanquer. Son portefeuille inclut désormais également le service national universel (SNU) et est rattaché rattachement à la fois au ministère de l’éducation nationale et à celui des armées.

Adhérente du Mouvement des démocrates depuis 2014 après un premier engagement à l’Union pour un mouvement populaire (UMP), Sarah El Haïry est la porte-parole du parti de François Bayrou depuis 2018. Réélue en juin pour un deuxième mandat de députée de la 5e circonscription de Loire-Atlantique, face à une candidate présentée par La France insoumise, elle est également élue d’opposition au conseil municipal de Nantes.

Publicité

Au gouvernement, elle a notamment été chargée du développement du SNU, dispositif encore expérimental mais qui pourrait, à terme, devenir obligatoire. « Très heureuse de retrouver la jeunesse au sein du gouvernement ! Etre auprès de tous les jeunes, partout dans nos territoires. Avec l’ambition de généraliser le SNU ! », a tweeté la nouvelle secrétaire d’Etat après sa nomination.

Elle incarne, comme Marlène Schiappa – elle aussi réintégrée au gouvernement –, une ligne sur la laïcité proche de celle du Printemps républicain, une tendance dont la place avait été atténuée dans le premier gouvernement Borne avec l’éviction de Jean-Michel Blanquer et la nomination de Pap Ndiaye, qui ne partage pas cette conception de la laïcité.

En tant que secrétaire d’Etat auprès de l’ancien ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer, Mme El Haïry avait fréquemment rejoint ses prises de position contre le « wokisme » et défendu une laïcité dite « de combat ».

En octobre 2020, l’hebdomadaire La Vie avait ainsi rendu compte de ses échanges houleux avec 130 jeunes réunis à Poitiers, à l’initiative de centres sociaux, pour parler « religion dans la société ». Selon La Vie, Mme El Haïry avait sèchement recadré les jeunes qui estimaient ne pas pouvoir librement parler de leur foi religieuse. L’épisode avait tourné à la polémique lorsque le gouvernement avait ordonné une enquête administrative sur la Fédération des centres sociaux de France, organisatrice de la rencontre.

Trois ministres délégués sont nommés auprès de la première ministre. Olivier Véran change de portefeuille et devient ministre délégué chargé du renouveau démocratique ainsi que porte-parole du gouvernement. Franck Riester devient ministre délégué chargé des relations avec le Parlement tandis qu’Isabelle Rome conserve le portefeuille de l’égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l’égalité des chances.

Charlotte Caubel, magistrate, devient, elle, secrétaire d’Etat chargée de l’enfance, Hervé Berville (Renaissance), député, est chargé de la mer et Marlène Schiappa fait son retour au gouvernement en tant que secrétaire d’Etat chargée de l’économie sociale et solidaire et de la vie associative.

Quatre ministres délégués sont nommés à ses côtés : Gabriel Attal reste chargé des comptes publics, Roland Lescure, ancien président de la commission des affaires économiques à l’Assemblée, prend le portefeuille de l’industrie, Jean-Noël Barrot (MoDem), député des Yvelines, celui de la transition numérique, tandis qu’Olivia Grégoire passe ministre déléguée aux PME, à l’artisanat, au commerce et au tourisme.

Jean-François Carenco, haut fonctionnaire, devient ministre délégué chargé des outre-mer, Caroline Cayeux (Les Républicains), maire de Beauvais, devient ministre déléguée chargée des collectivités territoriales (également auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires), et Sonia Backès, présidente de la province sud de Nouvelle-Calédonie, devient secrétaire d’Etat chargée de la citoyenneté.

Olivier Becht (Renaissance), député, est nommé ministre délégué chargé du commerce extérieur, de l’attractivité et des Français de l’étranger, Laurence Boone, cheffe économiste à l’OCDE, devient secrétaire d’Etat chargée de l’Europe et Chrysoula Zacharopoulou reste secrétaire d’Etat chargée du développement, de la francophonie et des partenariats internationaux.

Patricia Mirallès, députée Renaissance, est nommée secrétaire d’Etat chargée des anciens combattants et de la mémoire

Carole Grandjean, députée Renaissance, entre au gouvernement comme ministre déléguée chargée de l’enseignement et de la formation professionnels (également auprès du ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse).

Outre la ministre déléguée Patricia Mirallès, Sarah El Haïry fait son retour au gouvernement comme secrétaire d’Etat chargée de la jeunesse et du service national universel.

Outre Caroline Cayeux, nommée ministre déléguée, Clément Beaune change de portefeuille et devient ministre délégué chargé des transports tandis qu’Olivier Klein, maire de Clichy-sous-Bois, entre au gouvernement comme ministre délégué chargé de la ville et du logement. Bérangère Couillard, députée Renaissance, devient secrétaire d’Etat chargée de l’écologie et Dominique Faure, elle aussi députée Renaissance, est nommée secrétaire d’Etat chargée de la ruralité.

Agnès Firmin-Le Bodo, députée et présidente de la commission des affaires culturelles à l’Assemblée nationale, devient ministre déléguée chargée de l’organisation territoriale et des professions de santé.

Geneviève Darrieussecq, députée MoDem, entre au gouvernement et devient ministre déléguée chargée des personnes handicapées.

Source: lemonde.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page