Santé

Santé mentale : une étude Ifop dévoile les idées reçues des Français sur les maladies mentales

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Un sondage réalisé par l’Institut Ifop pour la Fondation pour la recherche médicale (FRM), a été mené en ligne du 10 au 12 mai 2021, auprès d’un échantillon de 1000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Il révèle que les Français ont encore des idées reçues tenaces quant à certaines maladies mentales, qui révèle une méconnaissance et des tabous persistants. Quant aux investissements dans la recherche sur la santé mentale, ils demeurent trop faibles, estime la Fondation, par la voie de sa directrice scientifique, Valérie Lemarchandel. “Or cette recherche est fondamentale pour accompagner les patients et trouver des traitements adéquats pour leur permettre de vivre pleinement”, a-t-elle ajouté dans un communiqué.

On peut se sortir tout seul d’une dépression : faux

Selon le sondage Ifop, 75% des Français pensent que la dépression survient à la suite d’un choc émotionnel ou d’un traumatisme. Si c’est vrai dans de nombreux cas (suite à un traumatisme, une maltraitance pendant l’enfance ou à l’âge adulte, une perte d’emploi, une séparation, un deuil), la dépression peut aussi survenir sans aucun élément déclencheur identifié. “Les facteurs génétiques peuvent aussi jouer un rôle, certaines personnes étant à priori plus à risque que d’autres”, note la Fondation pour la recherche médicale. 

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Les traitements de la dépression fonctionnent bien : vrai et faux

Aujourd’hui, 57% des Français estiment que le traitement par antidépresseur fonctionne bien. Ils ont en partie raison, car l’arsenal thérapeutique est efficace chez près de 70% des patients souffrant de dépression modérée à sévère.

Mais malheureusement, 30% des malades de dépression sont résistants au traitement après 4 tentatives de molécules différentes. D’où l’importance de la recherche pour trouver de nouvelles options thérapeutiques.

Les bipolaires changent d’avis et d’humeur tout le temps : faux

83% des Français interrogés ici pensent que les personnes atteintes de bipolarité changent d’avis et d’humeur tout le temps ! Ce qui est faux, ou en tout cas très exagéré. Si les personnes bipolaires alternent bien entre phases dépressives et phases d’excitation, la durée des phases est très variable, mais n’équivaut pas à quelques minutes. 

Par ailleurs, près d’1 Français sur 3 (30 %) estime qu’il est facile de diagnostiquer cette maladie. En réalité, il se passe en moyenne 10 ans entre le début des troubles et leur diagnostic, selon la FRM. Même désillusion côté traitement, puisqu’un Français sur 5 (20 %) s’imagine que l’on peut guérir un jour d’un trouble bipolaire, ce qui n’est hélas pas le cas. L’arrêt du traitement, qui n’est que symptomatique, entraîne généralement des rechutes.

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La bipolarité peut être héréditaire : vrai

45 % des Français déclarent que la bipolarité ne peut pas être héréditaire, ce qui est inexact. “Si l’un des parents souffre de la maladie, le risque que l’enfant soit atteint est de 10 % par rapport à 1 à 2% dans la population générale. Si les deux parents sont malades, ce risque va jusqu’à 30 %”, indique la FRM. La maladie serait à 60% d’origine génétique, et à 40% d’origine environnementale.

Les personnes schizophrènes sont dangereuses : faux

Près d’un Français sur deux (44 %) pense que les personnes schizophrènes sont dangereuses et qu’il vaut mieux les interner ! Là encore, c’est largement exagéré, puisque les signes de la schizophrénie (épisodes délirants, hallucinations, anxiété) diffèrent beaucoup entre les malades. 

79 % des Français pensent également que les personnes schizophrènes ont plusieurs personnalités, une idée reçue là encore.

Volonté et discipline suffisent à vaincre une addiction : faux

L’addiction est une maladie qui doit être considérée et traitée comme telle, estime la Fondation pour la Recherche Médicale. 50% des Français interrogés s’imaginent pourtant que la volonté et la discipline suffisent à vaincre une addiction. Ce qui est faux, car l’addiction correspond à une forte dépendance physique et/ou psychique, qui induit un mal être et un malaise en cas d’arrêt. Aussi vaut-il mieux se faire aider pour être sûr d’en sortir.

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Les hommes ne sont pas concernés pas les troubles du comportement alimentaire : faux

Près d’un Français sur cinq (17%) croit que les hommes ne sont pas atteints par des troubles du comportement alimentaire. Erreur là encore, puisqu’un homme pour neuf femmes en souffre en moyenne. Un chiffre qui pourrait en outre être sous-estimé.

Source: SanteMagazine.fr

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