Si les jeux d’argent et de hasard ont moins la cote en France, il y a par contre de plus en plus de joueurs accros

Un joueur en train de faire des paris sportifs (illustration).
Un joueur en train de faire des paris sportifs (illustration). — PFG/SIPA

Chaque année, un Français dépense environ 200 euros dans les jeux d’argent et de hasard. Evidemment c’est une moyenne, car ceux qui font leur
Loto chaque semaine ou qui passent leurs journées à scruter les résultats des courses hippiques ou des matchs de foot après 
avoir parié dépensent nettement plus.

L’an dernier, si les habitants de l’Hexagone ont moins joué par rapport à cinq ans auparavant, ceux qui s’y sont risqués ont été par contre dans des pratiques plus intensives selon une vaste étude publiée mardi.

Le poker, la loterie ou encore les jeux de grattage restent l’une des distractions préférées des Français qui y consacrent environ 10 % de leur budget loisirs, en hausse de 12,5 % sur les cinq dernières années.

L’an dernier, ils ont toutefois un peu moins joué qu’en 2014 : 47,2 % des Français l’ont fait au moins une fois durant l’année écoulée, contre 56,2 % il y a cinq ans, selon la première enquête du genre depuis cinq ans, menée auprès de 10.352 Français âgés de 18 à 75 ans par Santé publique France, l’Observatoire français des drogues et toxicomanies et l’Observatoire des jeux.

Ce qui n’est pas le cas de la catégorie des paris sportifs, qui ont enregistré eux une progression d’environ 60 % et sont désormais pratiqués par 11 % des joueurs.

Addiction aux paris sportifs

Le volume des mises des paris sportifs a ainsi été « multiplié par 2,8 en cinq ans avec une croissance plus marquée encore pour les mises sur Internet », selon l’étude, alors que l’ouverture du jeu en ligne remonte à 2010. Et avec une conséquence qui n’est pas anodine : l’addiction. S’ils sont pratiqués par seulement un peu plus d’un joueur sur dix par contre « un cinquième à un quart du jeu problématique peut leur être attribué ».

Le jeu problématique englobe les joueurs à risque modéré soit « en difficulté mais qui n’ont pas encore perdu le contrôle, et ceux excessifs tombés dans l’addiction », explique Jean-Michel Costes de l’Observatoire des jeux.

Des accros qui sont souvent professionnellement moins actifs et appartiennent à des milieux socio-éducatifs plus modestes que les autres joueurs. S’ils représentent 6 % des joueurs, ils génèrent 38,3 % du chiffre d’affaires du secteur. Une proportion de joueurs excessifs qui a doublé en cinq ans, passant de 0,8 à 1,6 % des joueurs.

« En termes de santé publique, on est très loin des autres addictions comme l’alcool ou le tabac, qui touchent beaucoup plus de personnes. Mais il y a une augmentation significative du nombre de personnes en difficulté », explique Jean-Michel Costes, pour qui cette évolution et l’augmentation des dépenses « peuvent paraître préoccupantes », alors même qu’elles ont été mesurées avant la privatisation de la FDJ, en novembre 2019.

Source: 20minutes.fr

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