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Tests, bilans de fertilité, examens : comment savoir si l’on est stérile ?

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Vous souhaitez avoir un enfant mais vous n’arrivez toujours pas à tomber enceinte ? Un bilan de fertilité peut alors vous être prescrit par votre médecin. Quels sont les tests à réaliser ? Explications du Dr Odile Bagot, gynécologue.

En France, un couple sur huit consulte un médecin en raison de difficultés à concevoir un enfant, selon l’Inserm et 10% des couples restent infertiles après deux ans de tentatives. Ainsi, une prise en charge médicale des deux partenaires est fortement conseillée afin de résoudre les cas d’infertilité. Divers tests et examens doivent être réalisés par le couple, allant de l’hystérographie pour la femme au spermogramme pour l’homme. « La fertilité n’est pas une histoire de femme mais une histoire de couple. Cela concerne autant l’homme que la femme », souligne le Dr Odile Bagot, gynécologue.

Bilan de fertilité : à partir de quand peut-il être réalisé ?

Il est conseillé de procéder à un bilan de fertilité lorsqu’au bout de deux ans de rapports réguliers (deux ou trois fois par semaine) et en l’absence de toute contraception, il n’y a toujours pas de grossesse. Cependant, il est tout à fait possible de commencer à faire un bilan au bout d’un an : « Au bout d’un an, on peut commencer à faire une exploration de la fertilité du couple », explique l’experte.

Infertilité dans le couple : une première consultation médicale nécessaire

Une première consultation médicale est nécessaire lorsqu’un couple n’arrive pas à avoir d’enfant au bout de deux ans de relations régulières. Le médecin va chercher l’existence de facteurs favorisant cette baisse de fertilité dans le couple, à savoir :

  • l’âge ;
  • pour la femme, le médecin va s’intéresser à la régularité des cycles menstruels : « On va souvent demander à la femme si elle repère sa période fertile, en particulier avec l’observation de la glaire cervicale« , souligne Odile Bagot ;
  • la fréquence des rapports sexuels ;
  • l’arrêt de la contraception ;
  • l’existence d’une maladie chronique ou génétique ;
  • le mode de vie : « On va interroger le partenaire pour savoir s’il n’est pas exposé, dans le cadre de son travail ou dans la vie de tous les jours, à des substances chimiques ou à l’exposition à la chaleur, qui peut avoir des conséquences sur la reproduction« .

Une fois les informations récoltées, le médecin procède à l’examen clinique avec un frottis du col de l’utérus chez la femme et un examen des organes génitaux chez l’homme. Cependant, le médecin peut envisager des examens plus approfondis afin d’explorer la cause de la baisse d’infertilité dans le couple.

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Bilan d’infertilité : quels sont les examens à faire chez la femme ?

Plusieurs examens peuvent être prescrits par le médecin traitant ou le gynécologue afin d’identifier les anomalies favorisant l’infertilité chez la femme. Parmi eux, on retrouve généralement :

  • Une prise de sang pour évaluer les taux hormonaux

Dans un premier temps, une prise de sang est nécessaire pour analyser les taux d’hormones telles que la prolactine, la FSH ou l’ANH… L’hormone folliculo-stimulante (FSH) agit sur les ovaires pour démarrer le processus qui mènera à l’ovulation. « On sait que plus on se rapproche de la ménopause, plus la FSH va augmenter. Une FSH supérieure à 20 est très inquiétante« , explique le Dr Bagot.

Quant à l’hormone anti-mullerienne (AMH), elle informe principalement sur la qualité intrinsèque de l’ovule et la réserve folliculaire. « Un taux trop important de FSH et un faible taux d’AMH peuvent être des facteurs de mauvais pronostics pour l’infertilité », informe la spécialiste.

  • La courbe de température

La courbe de température permet au médecin de vérifierla qualité de l’ovulation mais aussi de déterminer si la femme arrive à repérer correctement sa période d’ovulation : « La courbe consiste à prendre sa température le matin avant de se lever et de la reporter sur une courbe. Il faut commencer le premier jour des règles », indique la gynécologue.

  • L’échographie abdomino-pelvienne par voie endovaginale

L’échographie abdomino-pelvienne consiste à vérifier la réserve ovarienne en follicules et de rechercher certaines anomalies comme les kystes ovariens, les ovaires polykystiques ou une endométriose.

  • L’hystérographie

Aussi appelée hystérosalpingographie, l’hystérographie consiste « à injecter dans le col de l’utérus un produit radio opaque qui va mouler l’intérieur de l’utérus », informe la gynécologue. Le but de ce examen ? Mettre en évidence des anomalies de l’utérus et « détecter les signes de fibromes, polypes, ou une obstruction des trompes utérines, empêchant ainsi la migration de l’ovule dans l’utérus » explique Odile Bagot.

  • La coelioscopie

Grâce à une fibre optique que l’on passe à l’intérieur d’une incision pratiquée à un centimètre du nombril, le médecin peut vérifier les contours extérieurs de l’utérus, les ovaires ainsi que les trompes et détecter s’il n’existe ou non des anomalies.

Bilan d’infertilité : quels sont les examens prescrits pour l’homme ?

Les examens prescrits pour l’homme vont dépendre des résultats de l’examen clinique et des informations issues de la consultation médicale. Chez l’homme, le bilan de fertilité passe principalement par un spermogramme. « Depuis un certain nombre d’années, les résultats des spermogrammes sont très mauvais et la fertilité des hommes est de moins en moins bonne. La cause principale est environnementale et peut être liée à l’exposition aux perturbateurs endocriniens« , précise Odile Bagot.

Cet examen consiste à recueillir le sperme par masturbation, après 3 à 5 jours sans avoir eu de rapports sexuels. Ainsi, le sperme obtenu est analysé au microscope et à l’issue de cet examen, les médecins pourront déterminer la qualité du sperme en fonction du nombre de spermatozoïde, de leur forme et de leur mobilité.

Ce n’est pas tout : il existe également d’autres examens tels que la spermoculture, qui consiste à rechercher la présence d’un germe dans le sperme ou ou le test de Hühner qui évalue la mobilité et la survie des spermatozoïdes dans la glaire cervicale entre 3 et 8 heures après un rapport.

Si le médecin détecte des anomalies à l’issue de ces examens, alors il pourra prescrire des examens complémentaires comme une échographie des organes génitaux ou encore un bilan hormonal.

Merci au Dr Odile Bagot, gynécologue et auteure de Perturbateurs endocriniens, la guerre est déclarée chez Mango Ed.

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Source: Femmeactuelle.fr

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