Tests rapides antigéniques : 5 choses à savoir sur la nouvelle technique de dépistage désormais disponible

Pour faciliter le dépistage massif et désengorger les laboratoires, le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé le déploiement de test rapides antigéniques. Voici tout ce que vous devez savoir sur ce nouveau mode de dépistage.

Nombreux sont ceux qui ont eu l’occasion de le constater ou même d’en faire l’expérience : les files d’attente pour passer un test de dépistage de la Covid-19 ne cessent de s’allonger. Pour désengorger les laboratoires et poursuivre la stratégie “tracer, tester, isoler” visant à endiguer l’épidémie de coronavirus, le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé le déploiement de tests rapides antigéniques. “On devrait démarrer à partir de mercredi à l’AP-HP”, a-t-il précisé. L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris en aurait ainsi commandé 100.000 et l’expérimentation devrait donc commencer ce mercredi 9 septembre. Ces tests ne seront donc pas accessibles partout ni par tous, car ils sont encore en cours d’évaluation. A quoi servent-ils et comment fonctionnent-ils ?

Les tests rapides antigéniques permettent de gagner du temps

Jusqu’à présent, il fallait attendre entre 24 et 72 heures pour obtenir les résultats de son test PCR. Le test antigénique présente un avantage non négligeable : il est très rapide et permet de lire les résultats en seulement 15 à 20 minutes. Et pour cause : si les tests PCR doivent être analysés dans une machine à la suite du prélèvement, les tests rapides antigéniques sont simplement mis en contact avec du réactif sur une bandelette ou dans un tube. Si le résultat est positif, une bande colorée apparaît. Un test antigénique positif doit néanmoins être confirmé par un test PCR mais il permet, dans l’attente de cette confirmation, d’isoler la personne infectée et de limiter plus rapidement la propagation du virus.

Ils sont réalisés par prélèvement nasal

Tout comme les tests PCR, les tests antigéniques sont réalisés par prélèvement nasal. A l’aide d’un écouvillon, des cellules sont prélevées au fond du nez. Si cet examen a été décrit comme “pas agréable” par le ministre de la Santé, la Haute Autorité de Santé (HAS) affirmait en mai dernier que le prélèvement pouvait également être réalisé au niveau des “voies respiratoires basses”.

Tests rapides antigéniques : ils ont le même but que les tests PCR

L’objectif des test antigéniques ? Déterminer si la personne est infectée par le virus à l’instant T. Pour le découvrir, la méthode est différente de celle employée dans le cadre d’un test PCR : alors que dans ce cas, c’est l’ARN du virus qui est recherché, lors d’un test antigénique, ce sont les protéines du virus qui sont étudiées.

Ils sont moins fiables que les tests PCR

Si les tests antigéniques sont plus rapides que les tests PCR, ils ont néanmoins une faille : leur fiabilité reste toute relative. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle ils sont encore en phase d’évaluation. La raison de ce manque de fiabilité ? Ils sont moins sensibles et donc moins apte à détecter le virus lorsqu’il est présent en faible quantité. C’est notamment ce qu’explique Yves Gaudin, virologue à l’Institut de biologie intégrative de la cellule (I2BC) de Paris-Saclay, au Parisien : “Quand on fait une PCR, on amplifie le génome viral. Donc on peut le détecter dès qu’il y en a seulement un peu. Un test antigénique rapide passe par la détection de protéines du virus mais sans phase d’amplification. S’il y en a peu au départ, on va avoir un signal très faible et on risque de passer à côté de l’infection. Du coup, la proportion de faux négatifs risque d’être plus importante”.

C’est un outil intéressant malgré son manque de fiabilité

Pourquoi proposer les tests antigéniques s’ils sont moins fiables que les tests PCR ? C’est la question qui est sur toutes les lèvres. La réponse est simple : face à l’engorgement des laboratoires et la stratégie de dépistage massif mise en place, ces tests permettent de détecter rapidement les personnes contaminées et de les isoler au plus vite, ce qui facilite notamment le tri dans les aéroports ou à l’accueil des hôpitaux par exemple.

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Source: Femmeactuelle.fr

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