Santé

Une étude montre pour la première fois que la pollution augmente le risque de règles douloureuses

Publicité

_

Témoignage : Vivre avec des acouphènes (Vidéo)

Covid-19 : comment obtenir son pass sanitaire européen ?

Les douleurs lors des règles sont appeléesdysménorrhée : cette dysménorrhée est dite “primaire” lorsqu’elle apparait dès les premières règles chez l’adolescente et “secondaire” lorsqu’elle survient chez la jeune femme à distance de la puberté. 

Quelles sont les causes d’une dysménorrhée ?

Dans ce dernier cas, une maladie en cause est recherchée comme une endométriose , un fibrome utérin ou des polypes. Les causes d’une dysménorrhée peuvent également s’avérer être un dispositif intra-utérin au cuivre surtout s’il est déplacé ou un changement de contraception hormonale. Dans la revue Frontiers in Public Health, des chercheurs du China Medical University Hospital de Taïwan affirment avoir identifié un autre facteur, directement lié à l’environnement : la pollution.

Publicité

Ces derniers affirment en effet qu’une exposition à long terme aux polluants atmosphériques tels que le dioxyde d’azote et le monoxyde de carbone et les particules fines augmente considérablement le risque de développer une dysménorrhée. Sur la base de données sur la qualité de l’air et sur la santé publique récupérées sur le long terme, provenant de bases de données nationales, leur étude montre que le risque de développer une dysménorrhée sur une période de 13 ans était jusqu’à 33 fois plus élevé chez les femmes et chez les filles qui vivaient dans des zones avec les niveaux les plus élevés de polluants atmosphériques par rapport à leurs pairs exposés à des niveaux inférieurs de polluants.

La pollution augmente la sécrétion de prostaglandines

Les symptômes d’une dysménorrhée comprennent des crampes et des douleurs dans le bas-ventre, des douleurs dans le bas du dos et dans les jambes, des nausées et des vomissements, de la diarrhée, de la fatigue, une sensation de malaise et des maux de tête. En plus de réduire la qualité de vie, la dysménorrhée a également un impact socio-économique majeur, puisque les femmes qui en sont atteintes peuvent être temporairement incapables de travailler, d’aller à l’école ou de s’adonner à des loisirs. Si aucun remède n’est connu, les symptômes peuvent être traités avec des anti-inflammatoires non stéroïdiens (qui diminuent la sécrétion des prostaglandines, à l’origine des douleurs) et des contraceptifs hormonaux.

« Des recherches ont déjà montré que les femmes qui fument ou boivent de l’alcool pendant leurs règles, qui sont en surpoids ou qui ont leurs premières règles très jeunes, courent un plus grand risque de dysménorrhée. Celles qui n’ont jamais été enceintes également. Mais ici, nous démontrons pour la première fois un autre facteur de risque important de dysménorrhée : la qualité de l’air, en particulier l’exposition à long terme à la pollution », explique le Pr Chung Y. Hsu, l’un des auteurs de l’étude. L’hypothèse serait que les polluants favorisent la production d’un niveau plus élevé de prostaglandines : ces substances sont synthétisées dans les tissus et agissent sur le tonus musculaire, notamment la contractilité utérine.

var slotName = “contenu_texte_intercale”,
slotPos = “contenu_texte_intercale6”,
slotSize = [[‘fluid’], [300, 250]],
refreshSlot = 0,
mappingSizeDefinition = null ;
utils.defineAndRefreshSlot(slotName, slotSize, slotPos, mappingSizeDefinition, refreshSlot);

UNI.prebidContent.push(‘contenu_texte_intercale6’);

Les particules fines, polluant le plus dangereux

Les chercheurs ont étudié les données de santé de 296 078 femmes âgées entre 16 et 55 ans sur une période allant de 200 et 2013, toutes sans aucun antécédent enregistré de dysménorrhée. Ils ont recherché une association à long terme entre le risque de dysménorrhée et la qualité de l’air, en particulier l’exposition sur plusieurs années à différents types de polluants atmosphériques : l’oxyde d’azote, l’oxyde nitrique, le dioxyde d’azote, le monoxyde de carbone et les particules de moins de 2,5m de diamètre (PM2.5). Les résultats ont montré que pendant la période d’étude (2000 à 2013), 4,2 % des femmes de l’échantillon étudié ont reçu un diagnostic de dysménorrhée pour la première fois.

Ce sont notamment les femmes plus jeunes, les femmes à faible revenu et surtout celles vivant dans des zones plus urbanisées qui présentaient le risque le plus élevé de développer une dysménorrhée au cours de la période d’étude. Ainsi, le « rapport de risque » soit le risque spécifique à l’âge et à l’année, de développer une dysménorrhée a été multiplié par 33,1 pour les femmes qui habitaient au sein des zones présentant la plus forte exposition annuelle aux polluants, par rapport à celles vivant dans les zones les moins exposées. Si chaque polluant contribuait séparément à l’augmentation du risque, l’effet individuel le plus important provenait d’une exposition à long termeaux particules fines (PM2,5).

Depuis 2013, les particules de l’air extérieur sont classées comme cancérigènes pour l’Homme par le Centre international de recherche sur le cancer. La toxicité de ces particules provenant à la fois de leur composition et de leur taille, sachant que plus elles sont fines, plus elles sont capables de pénétrer profondément dans l’organisme et de passer par la circulation sanguine vers d’autres organes. « Nos résultas montrent que l’impact global de la qualité de l’air sur la santé, mais précisément sur le risque de dysménorrhée. C’est une illustration claire du besoin d’actions de la part des agences gouvernementales et des citoyens pour réduire la pollution de l’air », conclut le Pr Pr Chung Y. Hsu.

Source: SanteMagazine.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page