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VIDEO. Automobile : une inspection en trois secondes grâce à un portique

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Une inspection technique en quelques secondes ? C’est le pari que s’est lancée l’entreprise française ProovStation grâce à son portique automobile. Présenté le 23 septembre 2020 en périphérie de Lyon, le portail embarque une intelligence artificielle à l’affût des plus petits détails.

Le portique ProovStation

Un portique automobile capable d’analyser près de 1.500 véhicules par jour. 

ProovStation

La technologie de ProovStation se base sur des caméras et capteurs placés aux quatre coins du portique. Lors du passage du véhicule, plus d’un million de photos sont réalisées. A partir de cette inspection, de nombreuses données vont être envoyées sur un serveur. En moins d’une minute, un rapport détaillé du véhicule est produit. Un résultat bien plus efficace que les 20 minutes estimées pour une inspection manuelle. “ProovStation, c’est avant tout automatiser, standardiser et industrialiser le processus d’inspection automobile “, annonce Cédric Bernard, le PDG de l’entreprise.

ProovStation s’adresse avant tout au plus gros acteurs de l’industrie automobile. Avec une performance estimée à 1.500 véhicules inspectés par jour, une précision de 85% pour les impacts de 4 millimètres et 75% pour ceux entre 1 et 4 millimètres, cette start-up lancée en 2014 espère devenir le leader européen dans l’inspection automobile automatisé.

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Un corps et un cerveau

Après seulement trois secondes passées dans le portique, plus de 3 Go de données sont produites et analysées. Un résultat possible grâce au travail croisé d’une expertise dans l’inspection automobile, d’une chaîne complexe d’algorithmes et d’un matériel technologique performant. 

Du côté physique, ou “Hardware”, 25 caméras, capteurs et senseur participe à collecter le plus d’informations possibles sur le véhicule. Mais ce n’est pas tout : pour avoir une collecte efficace des données, ProovStation utilise la déflectométrie. A l’aide d’un système de lumière et de miroir, le portique va effacer toutes formes de pollutions visuelles pour que les caméras puissent efficacement prendre en photos les dommages et pour qu’ils soient repérés par l’intelligence artificielle. 

Mais une fois récoltées, ces données doivent être traitées, triées et compilées. “Notre équipe compte 25 “datascientists” qui s’occupent autant de la création d’algorithmes que de l’apprentissage de la ProovStation”, indique Gabriel Tissandier, directeur général de l’entreprise. Parce qu’en plus de détecter les dommages sur la carrosserie, le portique apprend. La technologie se base sur le “Deep learning”, un réseau de neurones artificiels capables d’apprendre et de réduire ses erreurs. Ainsi, grâce à l’aide des “datascientists” et des millions d’images prises, ce réseau va apprendre et réussir à repérer à la fois des dommages inhabituels et/ou invisibles à l’oeil nu. 

Un rapport sécurisé par la “blockchain”

Une fois l’inspection faite, un rapport détaillé est produit et distribué sur un espace personnel sur le site de ProovStation. La start-up utilise la “blockchain” pour produire un rapport horodaté, géolocalisé et sécurisé. La “blockchain” est en fait un système de stockage et de transmission de l’information. A la base des cryptomonnaies, comme les Bitcoins ou l’Ether, elle a la particularité d’être totalement décentralisée. C’est-à-dire que les informations sont stockés chez une organisation tiers, les rendant ainsi infalsifiables par un des partis. 

Source: Sciencesetavenir.fr

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